‹ PollyChapitre 3 sur 54 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

Les INIêmes, POLLY.

POLLY , entrant. Eh bien I mes.sifurs..vous cloyez-voiis à la taverm ? [iMan/riint la droite.) Pendant que vos ^entUnuii sont là à déjeuner, vous vous amusez à vous assommer comme deux grands paresseux !

JACK. Nous n'avions pas les bias ci oisés.

JOHN, sans se dcranocr. C'est par l'ordre

de sir IMortimer et de loid Ilverton , mon

maître, qui doivent faire boxer tous leuis

gens.

l'Oi.LY, avec ironie. C'est joli !.. u'avezvous pas de lionte de gourmer ce malheureux Jack , qui se fait maigrir dans ce moment pour les courses d'Epsom, et qui n'est pas de foice?..

J.XCK, meiifiçant Dick- Oh!., quoiqu'il m ait poché l'œil... je suis sûr...

rOLLY, stchement. En voilà assez.. . finissons.

JACK, *e frolliint fctil en murmurant.

On ne peut pas se distraire un moment!

JOll\, à mi-poix. Quel ton !.. pour une servante !

jxCK.éleoant lu {>iiix. Il est sûr que pour une servante.. .

I'«)LLY, les reg'irdimt. Ilein !.. qu'est-ce que c'est ? apprenez que, si je donne mes soins à la maison de sir iMortimer, c'est que je le veux bien.

J.ACK, entre ses dents. Pardine !.. moi aussi!., si je soigne ses chevaux, c'est que je le veux bien... et qu'jl y joint cinquante guinées de gages.

POLLY'. Voilà la diflérence ; on ne me paie pas moi, messieurs, et, quand on sert sans intérêt, personne n'a le droit de vous faire rougir ! Orpheline, élevée par la sœur de votre maître, cette bonne miss Arabelle, dont je bénirai toujours la mémoue, je fus recueillie, à sa mort, par sir IMortimer, ainsi que la petite dot qu'elle m'avait laissée !.. Pour obéir aux dernièies volontés de sa sœur, j'iiabite chez lui... je dirige sa maison... mais quoique je porte le

tablier (appuyant) il ne me traite pas

en servante... il est mon appui , mon tuteur... et si je lui racontais la manière dont on se permet de me traiter... monsieur Jack pourrait bien aller maigrir ailleurs pour le compte d'un autre.

ilKATHAL.

JACK, ùa.s au.i antres. \ 'là qu'elle se fâche...

JOHN, (i /W/>-. Excusez-le, missPolly...

Jack n'a pas eu l'intention... il esthète, voilà tout.

POLLY, ri(/iit, il Jack. Remerciez monsieur John qui prend votre défense , (auv aulns ) et occuptz-vous du service. (A /rj7/aw.v.) Le sherry et leclaret. {yi Dick). Veillez à ce que le champagne soit bien frappé, (y/ ./,/r/..) Vous, pr('paie/. les chevaux, ces me^sieur.s feionl un tour à Hyde-Park. (// ./o////. ) Quant à vous, monsieur John , vous pouvez attendre votre maître à Toflice ou dans la rue, comnuî il vous plaira... mais ce n'est pas ici votre place !.. allez !..

J0II\, eux autres, en sortant. Oh ! ces airs de princesse!

CHOEUR, iiiiiitrL sr mocjiutiil il'el/i .

Air : C'est itii (trre'l pteiii île- justice. ( I^a Marquise de l'ii'tintaille. i

Adieu noble et rare luei veille;

l>e vos giaiidems, en vt-iife,

J'ai bien peui (jii'on ne vons levoiile...

On va vous sonner pour le tiie.

(i/jT sortent [lur le fond.)

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