POL
que caractérisèrent deux alliances de famille antipathiques à l'immense majorité des Polonais.
PARALLÈLE ENTRE S1GISM09D III ET PHtLirPE II.
De nombreuses analogies se font remarquer entre les règnes de ces deux monarques, et la domination du premier fut pour la Pologne ce que celle du second fut pour l'Espagne. D'une durée é^ale, mêlée, pendant tout un demi-siecle, de succès éclatants et de revers non moins sensibles, ces règnes eurent, Tun , ses victoires de Kluzyn et de Kirchholm, l'autre, ses triomphes de Saint-Quentin et de Lcpante; l'un, le désastre de Ceçora, l'autre, l'anéantissement de Varmada invincible. Tous les deux furent, pour leurs royaumes respectifs, une première ère de décadence et de ruines.
Sigismond et Philippe laissèrent échapper chacun leurs États héréditaires, la Suède et les Pays-Bas; et ils perdirent également les provinces que la conquête leur avait values comme une espèce de dédommagement, la Moskovie et Tunis: Enfin, tous deux ils allumèrent le feu dé la persécution religieuse, l'un contre les sectaires du rit grec, l'autre contre les Maures. Mais, plus heureuse, l'Espagne gagna du moins le Portugal sous le sombre Philippe II, tandis que, sous l'irrésolu Sigismond III, la Pologne ne gagna rien que les germes du mal dont elle devait périr à un siècle et demi de là.