‹ Polyeucte, martyr; tragédie chrétienne. Publié conformément au texte de l'édition des grands écrivains de la France. Des notices, analyses et notes philologiques et littérairesChapitre 26 sur 158 · Var. Le bras qui la versoit s'arrête et se courrouce · texte numérisé non relu

Var. Le bras qui la versoit s'arrête et se courrouce

Notre cœur s'endurcit et sa pointe s'émousse, Et cette sainte ardeur qui nous emporte au bien Tombe sur un rocher, et n'opère plus rien.

La correction est heureuse ; on ne voit pas bien ce que figure cette pointe qui s'émousse

Et qui purgeant notre âme et dessillant nos yeux *, Nous rend le premier droit que nous avions aux deux, Bien que je le préfère aux grandeurs d'un empire, Comme le bien suprême et le seul où J'aspire, 30

Je crois, pour sati sfaire un juste et saint amour, Pouvoir un peu remettre, et différer d'un jour.

NÉARQUE

Ainsi du genre humain l'ennemi vous abuse ^ : Ce qu'il ne peut de force, il l'entreprend de ruse. Jaloux des bons desseins qu'il tâche d'ébranler, 55

Quand il ne les peut rompre, il pousse à reculer; D'obstacle sur obstacle il va ti^oubler le vôtre. Aujourd'hui par des pleurs, chaque jour par quelque Et ce songe rempli de noires visions [autre ^;

N'est que le coup d'essai de ses illusions : 60

Il met tout en usage, et prière, et menace; Il attaque toujours, et jamais ne se lasse; Il croit pouvoir enfin ce qu'encore il n'a pu, Et que ce qu'on diffère est à demi rompu *.

Rompez ses premiers coups; laissez pleurer Pauline. Dieu ne veut point d'un cœur où le monde domine,

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