‹ Polyeucte, martyr; tragédie chrétienne. Publié conformément au texte de l'édition des grands écrivains de la France. Des notices, analyses et notes philologiques et littérairesChapitre 49 sur 158 · ACTE H, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE H, SCÈNE I

Cette chère beauté consent (jue je la voie • !

Mais ai-je sur son àme encor (luclquo pouvoir? 375

Quelque reste d'amour s'y i'ail-il encor voir ï?**- c^-^^

Quel troui)Ic, quel transport lui cause ma venue?

l'uis-je tout espérer de cette heureuse vue?

Car je voudrois mourir plutôt que d'abuser

Des lettres de laveur que j'ai pour l't'pouser; 380

Elles sont pour Félix, non pour triompher d'elle :

Jamais à ses désirs mon cœur ne fut rebelle;

Et si mon mauvais sort avoit changé ' le sien,

Je me vaincrois moi-même, et ne prétendrois rien ^.

Vous la verrez, c'est tout ce que je vous puis dire. 385

SÉVÈRE

D'où vient que tu frémis, et que ton cœur soupire? Ne m'aime-t-eile plus? éclaircis-moi ce point.

FABIAN

M'en croirez-vous, Seigneur? ne la revoyez point; Portez en lieu plus haut l'honneur de vos caresses : Vous trouverez à Rome assez d'autres maîtresses "; 390

.'. Var. Cet adorable objet consent que je le voie.

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