‹ Polyeucte, martyr; tragédie chrétienne. Publié conformément au texte de l'édition des grands écrivains de la France. Des notices, analyses et notes philologiques et littérairesChapitre 68 sur 158 · POLYEUCTE, PAULINE, NÉARQUE, STRATONICE, CLÉON · texte numérisé non relu

POLYEUCTE, PAULINE, NÉARQUE, STRATONICE, CLÉON

CLÉON

Seigneur, Félix vous mande au temple :

La victime est choisie, et le peuple à genoux 2, Et pour sacrifier on n'attend plus que vous.

Va, nous allons te suivre. Y venez-vous, Madame?

1. C'est la même pensée délicale et raisonnable que Pauline exprimait plus haut à Sévère :

Je veux guérir des miens (de mes maux); ils souilleroient ma gloire.

2. Ce vers s'insinrc un pou du souvenir des cérémonies chrétienres. Les assistants ne s'apenouillaienl iips, chez les Grecs et chez les Humains, pendant le sacrifice, qui n'était pas propremsnt une prière.

PAULINE

Sévère craint ma vue, elle irrite sa flamme : 630

Je lui tiendrai parole, et ne veux plus le voir. Adieu : vous l'y verrez ; pensez à son pouvoir, Et ressouvenez-vous que sa faveur est grande.

Allez, tout son crédit n'a rien que j'appréhende;

Et comme je connois sa générosité, 633

Nous ne nous combattrons que de civilité.

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