‹ Polyeucte, martyr; tragédie chrétienne. Publié conformément au texte de l'édition des grands écrivains de la France. Des notices, analyses et notes philologiques et littérairesChapitre 69 sur 158 · POLYEUCTE, NÉARQUE NÉARQUE · texte numérisé non relu

POLYEUCTE, NÉARQUE NÉARQUE

OÙ pensez-vous aller?

Au temple, où l'on m'appelle.

NÉARQUE

Quoi? vous mêler aux vœux d'une troupe infidèle! Oubl iez-vous déjà que vous êtes chrétien?

rOLYECCTE

Vous par qui je le suis, vous en souvient-il bien? 640

NÉARQUE

J'abhorre les faux Dieux.

Et moi, je les déteste *.

1. Abhorrer, détester, les deux mois ont à peu près la mémo force, et Racine les oppose aussi, mais inversement :

Je m'abhorre enoor plus que tu ne me détestes.

(^Phèdre, v. 078.)

Page 1