En dépit de Polyeucto lui-même
2. La tournure régulière au xvii' siècle, était avant que d'abandonner. Vaugelas n'en veut pas d'autre. En poésie, avant qu'abandonner' es\. toutefois fréquent. Avant d'abandonner, qui a prévalu exclusivement, était inusité. Au moyen âge et au xvi" siècle on disait fort bien avant abandonner; que Vaugelas déclara barbare.
3. Elle pense déjà ii implorer Sévère comme à sa suprême ressource.
4. Corneille emploie indifTéreuunent devers et ver:s. « Depuis quelque temps ce mot a vieilli, dit Vaugelas en 1647 (llernar-quen), et nos modernes écrivains ne s'en servent plus dans le beau langage. Ils disent toujours ver's. >> Assuré son aspect, c'est-â-drre : tourné son visage et dirigé ?on regard.
Qu'ils ont fait éclater leur manque de respect *.
A chaque occasion de la cérémonie,
A l'envi l'un et l'autre ètaloit sa manie, 830
Des mystères sacrés hautement se moquoit.
Et traitoit de mépris les Dieux qu'on invoquoit -.
Tout le peuple en murmure, et Félix s'en offense;
Mais tous deux s'emportant à plus d'irrévérence ^ ;
(( Quoi? lui dit Poiyeucte en élevant sa voix, 83."
Adorez-vous des Dieux ou de pierre ou de bois? »
Ici dispensez-moi du récit des blasphèmes
Qu'ils ont vomis tous deux contre Jupiter mêmes *.
L'adultère et l'inceste en étoient les plus doux.,
« Oyez, dit-il ensuite, oyez, peuple, oyez tous ^. C40
Le Dieu de Poiyeucte et celui de Néarque
De la terre et du ciel est l'absolu monarque.
Seul être indépendant, seul maître du destin ",
Seul principe éternel, et souveraine fin.
C'est ce Dieu des chrétiens qu'il faut qu'on remercie 845
Des victoires qu'il donne à l'empereur Décie ;
Lui seul tient en sa main le succès des combats;