‹ Polyeucte, martyr; tragédie chrétienne. Publié conformément au texte de l'édition des grands écrivains de la France. Des notices, analyses et notes philologiques et littérairesChapitre 82 sur 158 · ACTE III, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE II

Ce perfide tantôt, en dépit de lui-même *, L'arrachant de vos bras, le trainoit au baptême. 810 Voilà ce grand secret et si mystérieux Que n'en pouvoit tirer votre amour curieux.

PAULINE

Tu me biûmois alors d'être trop importune.

STRATONICE

Je ne prévoyois pas une telle infortune.

PAULINE

Avant qu'abandonner mon âme à mes douleurs ^, 815

Il me faut essayer la force de mes pleurs :

En qualité de femme ou de lille, j'espère

Qu'ils vaincront un époux, ou tlécliiront un père.

Que si sur l'un et l'autre ils manquent do pouvoir.

Je ne prendrai conseil que de mon désespoir ^. 820

Apprends-moi cependant ce qu'ils ont fait au temple.

STRATOiNICE

C'est une impiété qui n'eut jamais d'exemple;

Je ne puis y penser sans frémir à l'instant,

Et crains de faire un crime en vous la racontant.

Apprenez en deux mots leur brutale insolence. 823

Le prêtre avoit à peine obtenu du silence, Et devers l'orient assuré son aspect *,

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