‹ Polyeucte, martyr; tragédie chrétienne. Publié conformément au texte de l'édition des grands écrivains de la France. Des notices, analyses et notes philologiques et littérairesChapitre 97 sur 158 · A au sens dapour. Voyez ci-dessus, page 59, note · texte numérisé non relu

A au sens dapour. Voyez ci-dessus, page 59, note

Et (le tant de mépris son esprit indigné S

Que met au désespoir cet hymen de Pauline,

Du courroux de Décie obtiendroit ma ruine.

Pour venger un affront tout semble être permis,

Et les occasions tentent les plus remis 2. 1040

Peut-être, et ce soupçon n'est pas sans apparence.

11 rallume en son cœur déjà quelque espérance;

Et croyant bientôt voir Polyeucte puni,

Il rappelle un amour à grand'peine banni.

Juge si sa colère, en ce cas implacable, 1045

Me feroit innocent de sauver un coupable,

Et s'il m'épargneroit, voyant par mes bontés

Une seconde fois ses desseins avortés.

Te dirai-je un penser indigne, bas et lâche ^7 Je l'étoutïe, il renaît; il me flatte, et me fâche : 1050 L'ambition toujours me le vient présenter. Et tout ce que je puis, c'est de le détester. Polyeucte est ici l'appui de ma famille; Mais si, par son trépas, l'autre épousoit ma fdle, J'acquerrois bien par là de plus puissants appuis, 1035 Qui me mettroient plus haut cent fois que je ne suis. Mon cœur en prend par force * une maligne joie; Mais que plutôt le ciel à tes yeux me foudroie. Qu'à des pensers si bas je puisse consentir. Que jusque-là ma gloire ose se démentir! i060

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