‹ Polyeucte (volume 2)Chapitre 104 sur 175 · ACTE III, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE III

j PAULINE.

! Est-ce ainsi que d'un gendre un beau-père est l'appui ?

FÉLIX

Qu'il fasse autant pour soi" comme ^ je fais pour lui.

PAULINE

Mais il est aveuglé.

FÉLIX

Mais il se plait à Tètre :

Qui chérit son erreur ne la veut pas connaître.

! Mon père, au nom des Dieux...

FÉLIX

Ne les réclamez - pas, 915

Ces Dieux dont Tintérêt demande son trépas.

PAULINE

Ils écoutent nos vœux.

FÉLIX

Eh bien ! qull leur en fasse.

PAULINE

Au nom de l'Empereur dont vous tenez la place...

FÉLIX

J'ai son pouvoir en main ; mais s'il me Fa commis *,

C'est pour le déployer contre ses ennemis. 920

PAULINE

Polyeucte l'est-il?

FÉLIX

Tous chrétiens sont rebelles.

PAULINE

N'écoutez point pour lui ces maximes cruelles : En épousant Pauhne il s'est fait A'otre sang.

V. 917. « Le lecteur voit sans doute combien tout ce dialogue est vif, pressé, naturel, intéressant; c'est un chef-d'œuvre. »( Voltaire.) — « La tra<iédie de Polyeucte &, encore un mérite; c'est celui d'un dialogue, souvent d'une rapidité et d'une vivacité qui lui sont particulières. Voyez la scène entre Polyeucte et Néarque (II, vi), celle entre Félix et sa fille III, m , et enfin celle oii Polveucte ne quitte le théâtre que pour être mené au supplice (V, m). » (La Harpe.)

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