‹ Polyeucte (volume 2)Chapitre 107 sur 175 · V. 945. Des chrétiens · texte numérisé non relu

V. 945. Des chrétiens

V. 947. Var. : ils cherchent de la gloire à mépriser les Dieux. (Éd. 16+3-64 .

V. 9ol. Valens exprimera la même idée dans Théodore (II, vu) :

Je connais les chrétiens: la mort la plus cruelle Affermit leur constan:;e et redouble leur zèle, Et, sans s'épouvanter de tous nos châtiments. Ils trouvent des douceurs au milieu des tourments.

Adrien dira aussi dans le Saint Genest de Rotrou (III, ii) :

J'ai contre eux éprouvé tout ce qu'eut pu lenfer. J'ai vu bouillir leur sang sous des oncles de fer. J'ai vu couler leurs corps dans la poix et les flammes, J'ai vu leur chair tomber sous de flambantes lames. Et n'ai rien obtenu de ces cœurs glorieux Que de les avoir vus pousser des chants aux -lieux, Prier pour leurs bourreaux au fort de leur martyre, Pour vos prospérités, et pour l'heur de l'empire.

V, 953. n Chose étrange et digne d'une longue considération! En ce tempslà, il y avait de la presse à se faire déchirer, à se faire brûler pour Jésus- Christ. L'extrême douleur et la dernière infamie attiraient les hommes au christianisme; c'étaient les appas et les promesses de cette nouvelle secte. Ceux qui la suivaient et avaient faveur à la cour, avaient peur d'être oubliés dans la commune persécution; ils allaient s'accuser eux-mêmes, s'ils manquaient de délateurs. Le lieu oii les feux étaient allumés et les bêtes déchainées s'appelait en langue de la primitive Église la place oii l'on donne des couronnes. » (Balzac.)

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