ACTE LY, SCÈ^'E VI
admiration pour l'héroïsme du chrétien, sa tendresse passe sans ré" 1 serve de Sévère à Pulyeucte; loin d'accepter le sacrifice de Polyeucte. „ elle demande à Sévère, dont elle est aimée, de sauver son mari. La ) lutte a été courte dans le cœur de Pauline; elle ne sera pas beaui coup plus longue dans celui de Sévère ; pour rester digne de Pauline, au risque de perdre la faveur de l'Empereur, il intercédera pour son rivai. Ainsi l'héroïsme de Polj-eucte, qui semblait devoir le perdre, est sur le point de le sauver par la généreuse émulation qu'il a fait naître dans l'àme de Pauline et de Sévère. Tout va maintenant dépendre de Félix; malheureusement nous savons que la générosité aura sur lui peu de prise; quand le rideau tombe, nous avons donc encore, malgré la démarche de Sévère, plus de crainte que d'espérance ; mais l'incertitude, dans laquelle le poète a voulu nous laisser, tient notre curiosité en éveil, et nous fait attendre avec plus d'impatience le dernier acte.