IV, V
\ cf^s mots, dos palmes tombent du ciel ; la grâce touche Genest, [iii croit voir un ange lui apfjorter le baptême; il oublie son
Vil,.;
Adrien a parlé, Genest parle à son tour!
(Je n'est plus Adrien, c'est Genest qui respire
La grâce du baptême et l'honneur du martyre!
!^t il sort, à la grande surprise de Marcelle-Xatalie : Ma réplique a manqué : ces vers sont ajoutés.
La représentation est troublée, et la princesse A'alérie y trouve ni nouveau motif d'applaudir Genest :
Pour tromper l'auditeur, abuser l'acteur même. De son métier, sans doute, est l'adresse suprême*.
Sergeste-Fla™ rentre pour continuer son rôle, mais ne trouve )as en scène le martyr qu'il vient chercher : le désordre est au comble, quand Genest revient « regardant le ciel, le chapeau \ la main- ». Il parle en son propre nom, et engage ses compagnons à ne pas persister dans leur erreur. Marcelle ne comprend rien à sa conduite :
Il ne dit pas un mot du couiiiet qui lui reste.
ïtLentule, « regardant derrière la tapisserie », appelle le soufleur. Dioctétien finit par s'irriter de ce désordre :
Songez-vous que ce jeu se passe en ma présence?
ienest prend la faute sur lui seul, et s'explique :
Ce n'est plus Adrien, c'est Genest qui s'exprime.
1 déclare qu'il est chrétien, et ipi'on peut h' traiter comme tel :
Il est temps de passer du tin'àtre aux autels. Si je l'ai mérité, qu'on me mène au martyre : Mon rôle est achevé, je n'ai plus rien à dire.
Dioclétien donne ordre à son préfet Plancien de l'arrêter sur-le-