IV, IX
2. (}uandla foule, ce qui arrivait rarement, devait prendre la parole, c'étai le chef des comparses qui parlait pour elle, et assez souvent il figurait, à lu
.NOTICE SUR LA TRAliEDIE CHRETIEMXE. 03
bientôt Marcelle vient essayer de l'attendrir, comme Pauline essayait d'émouvoir Polyeucte ; mais elle n'a pas les mêmes arguments à faire valoir, et les intérêts de la troupe, qu'elle ujipose à la foi du chrétien, ne peuvent évidemment pas ébranler la fermeté, ni changer la résolution de Genest.
D'autre part tous les comédiens, conduits par la princesse Valérie, tombent aux genoux de Dioctétien. L'empereur con- >ent à pardonner, si le coupable se repent ; mais il est trop tard, car déjà Plancien vient annoncer que Genest a subi le martyre, et, tandis que les comédiens s'en vont tous en pleurant, Maximin termine la tragédie par cette réflexion que (lênest a
voulu par son impiété D'une feinte, en mourant, faire une vérité.
Telle est cette tragédie curieuse, où abondent les vers pleins et sonores, les métaphores éclatantes et harcUes ^ Se distinti liant par des beautés toutes différentes de celles du chefdœuvre dont elle s'inspire, elle est, avec Polyeucte, là seule tra-
ilie chrétienne du xvn^ siècle qui ait surA'écu^
tout seul, toute la foule. — Racine s'est souvenu de cet interrogatoire et du trait qui le termine dans les Plaideurs III, m] :
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('a, qu'«'tes-vous ici?