V. 81. Voir la note du vers
'J--^ FOLYEUCTE.
Qu'aux plus âpres tourments un chrétien est en butte, Comment en pourrez- vous surmonter les douleurs, Si vous ne pouvez pas résister à des pleurs ?
Vous ne m"étonnez* point : la jjitié qui me blesse* a-.
Sied bien aux plus grands cœurs, et n'a point de faiblesse.
Sur mes pareils, Néarque, un bel œil* est bien fort :
Tel craint de le fâcher qui ne craint pas la mort :
Et s'il faut affronter les plus cruels supplices,
Y trouver des appas, en faire mes déUces, 90
Votre Dieu, que je n'ose encor nommer le mien.
M'en donnera la force en me faisant chrétien.
NÉ A ROUE
Hàtez-vous donc de Têtre.
Oui, j'y cours, cher Néarque; .Je brûle d'en porter la glorieuse marque ; Mais Pauline s'afflige, et ne peut consentir, 95
Tant ce songe la trouble ! à me laisser sortir.
>É ARQUE.
Votre retour pour elle en aura plus de charmes ;
Dans une heure au plus tard vous essuierez ses larmes :
Et l'heur^ de vous revoir lui semblera plus doux,
Plus* elle aura pleuré pour un si cher époux. 100
Allons, on nous attend.
POLYE UCTE.
Apaisez donc sa crainte, Et calmez la douleur dont son âme est atteinte. ?]lle re\ient.
NÉ A ROUE
Fuyez.
Je ne puis.
XÉAROUE.
Il le faut :
Fuyez un ennemi qui sait votre défaut*,
N . ob. \ ar. : Est grandeur de courage aussitôt que faiblesse. (Éd. 1643-48.)
\ ar. : Digne des plus grauds eœur», n'est rien moins que faiblesse. (Éd. 1652-36.)
\ . 92. Ces vers préparent la grande scène qui terminera le second acte.