‹ Polyeucte (volume 2)Chapitre 60 sur 175 · PAL LI.NE · texte numérisé non relu

PAL LI.NE

Hélas! c'était lui-même, et jamais notre Rome

N'a produit plus grand cœur, ni au plus honnête * homme.

Puisque tu le connais, je ne t'en dirai rien.

Je F aillai, Stratonice : il le méritait bien :

Mais que sert le mérite où manque la fortune? i83

L'un était grand en lui, l'autre faible et commune;

Trop invincible obstacle, et dont trop rarement

Triomphe auprès d'un père un vertueux amant!

STRATOMCE.

La digne occasion d'une rare constance !

V. 168. « On peut remarquer ici que Corneille étale presque toujours en maxime ce que Racine mettait en sentiment. » (Voltaire.)

Corneille reprendra ce vers presque textuellement dans sa traduction de Ylmitation de Jésus-Christ (I, 13) :

Et l'on doute d'un cœur jusqu'à ce qu'il combatte.

V. 174. Votre empereur : l'Arménie ne se résigne qu'avec peine à subir le joug de Rome ; voir le vers 1072.

V. 178. Vers très utiles : ils préparent l'arrivée de Sévère.

V. 180. Vains, vides : des cénotaphes. — R.emarquons l'habileté avec laquelle Corneille a coupé le récit de Pauline par ces interrogations de Stratonice. Elles nous prouvent d'une part la grande réputation que Sévère avait acquise, et montrent à Pauline que son cœur avait fait un bon choix; et d'autre part, elles permettent au poète d'abréger l'exposition, et de ne pas mettre une trop longue narration dans la bouche de Pauline.

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