SCENE V
POLYEUCTE, PAULINE, NÉARQUE, STPiATOXICE, CLÉON.
CLÉON
Seigneur, Félix vous mande au temple :
.a victime est choisie, et le peuple à genoux, :t pour sacrifier on n'attend plus que vous.
Ta. nous allons te suivre. Y venez-vous, Madame?
v'vère craint ma vue, elle irrite sa flamme : 63o
(■ lui tiendrai parole, et ne veux plus le voir. vdicu : vous l'y verrez; pensez à son pouvoir, ^t lessouvenez-vous que sa faveur est grande.
Ulez, tout son crédit n'a rien que j'appréhende ;
^t comme je connais sa générosité,
Vous ne nous combattrons que de civiUté.
V. 627. Les Romains ne se mettaient pas à genoux pendant le sacntice.
Y. 629. Ce vers étonne Néarque.
V. 630. Pauline ici n'est pas sincère; c'est elle qui a dit à Sévère :
Et moi, dont votre vue augmente le supplice, Je l'éviterai même en votre sacritke ;
nais si elle altère un peu la vériti, c'est par égard pour Polyeucte. La présence lu temple de Polyeucte, de Félix et de Sévère est nécessaire, puisque Poyeucte y doit renverser les idoles, que Sévère vient au nom de l'empereur jffrir un sacrifice, et que la dignité de Félix l'oblige d'y assister. Il tant touefois qu'un des principaux acteurs reste au palais, pour qu'on vienne 1 inormer et nous instruire de ce qui se sera passé au temple. ^ oila pourquoi Corneille retient Pauline dans ses appartements; et, pour l'y retenir, il lire habilement parti du caractère qu'il a donné à la jeune femme. V. 632. Pauline pense toujours, elle, au songe qu elle a tait.
V. 633. Var. : Et vous ressouvenez que sa faveur est grande, i Ivi . lG;:i jG.