ACTE V, SCENE Par cette injuste haine il se fait trop d'outrage
FÉLIX
Daigne le Ciel en vous achever son ouvrage, ?A, pour vous rendre un jour ce que vous méritez, ^ous inspirer bientôt toutes ces vérités !
Nous autres, bénissons notre heureuse aventure : Mlons à nos martyrs donner la sépulture, Baiser leurs corps sacrés, les mettre en digne lieu, Et faire retentir partout le nom de Dieu.
1807. Il se fait trop d'outrage (l'empereur), il fait trop de tort à sa bonne renommée, fait douter de son esprit de justire.
1811. « Notre heureuse aventure^ immédiatement après avoir coupé le cou à son gendre, fait un peu rire; et nous autres y contribue. » (Voltaire.) Nous autres se disait pourtant dans le style le moins bas:
Nous autres, riixxnis sous de meillenrs anspices. (iVzcomècZe, 1851.)
Il en est de même pour le mot auen/wre, aontune épithète précisait d'ordinaire le sens favorable ou défavorable. C'est ainsi que Corneille a dit dans le Cid : une « triste aventure » (î, 4). 11 a même e!!?ployé ce mot sans épithète dans le récit du combat des Horaces et des Curiaces'(v. 1103).
1814. « L'extrême beauté du rôle de Sévère, la situation piquante^ de Pauline sa scène admirable avec Sévère au quatrième acte assurent à cette pièce un succès éternel ; non seulement elle enseigne la vertu la plus pure, mais la perfecti ? ■ d christianisme. Polyeucte et Athalie sont la condamnation éternelle de eu qui, par une jalousie secrète, voudraient proscrire un art sublime. » (Voltatre.) Voilà qui est fort bien ; mais si la tragédie de Corneille enseigne « la perfection du christianisme », pourquoi ne pas avouer que le héros a'est pas Sévère, mail Poiyeucte?
FIN DE l'acte cinquième