De mépris, avec mépris. Vayez la note du v
Voyez de quel mépris vous traite son parjure. [Médée, 205.) ^ El traitant de mépris les sens et la maticro. {Femmes savantes, I, i.)
834. S'emporter à, jusqu'à. Corneille dit aussi s'emporter dans.
le m'allaii emporter dans les extrémités. {Pompée, 648.)
POLYEUGTE
« Quoi ! lui dit Polyeucte en élevant sa voix, 835
» Adorez-vous des dieux on de pierre ou de bois? »
Ici dispensez-moi du récit des blasphèmes
Qu'ils ont vomi tous deux contre Jupiter mêmes.
L'adultère et l'inceste en étaient les plus doux.
« Oyez, dit-il ensuite, oyez, peuple ; oyez tous : " 840
» Le Dieu de Polyeucte et celui de Néarque
» De la terre et du ciel est l'absolu monarque,
)) Seul être indépendant, seul maître du destin,
» Seul principe éternel, et souveraine fin.
» C'est ce Dieu des chrétiens qu'il faut qu'on remercie 845
» Des victoires qu'il donne à l'empereur Décie ;
» Lui seul tient en sa main le succès des combats;
» Il Je peut élever, il le peut mettre à bas ;
» Sa bonté, son pouvoir, sa justice est immense ;
» C'est lui seul qui punit, lui seul qui récompense, 850
1 838. Mêmes est ici adverbe comme dans les variantes des v. 670, 1247, 1681 . Ménage, dans son Dictionnaire étymologique, montre que c'était l'orthographe constante de même, adverbe. Vaugelas, dans ses Remarques, dit qu'il faut mêmes avec un s, quand mêmes est proche d'un substantif pluriel.
Jusqu'ici la fortune et la victoire mêmes
Cachaient mes cheveux blancs sous trente diadèmes. {Mithridate, 1089.) 840. Var. Oyez, Félix, suit-il, oyez, peuple, oyez tous. (1643-1656.)
Corneille et ses contemporains emploient, plus souvent que les écrivains modernes, le verbe ouïr, surtout à l'impératif.
Oyez ce que les dieux vous font savoir par moi. {Cinna, 1755.)