‹ Polyglot reader, and guide for translationChapitre 59 sur 164 · XLVL— FRANKLIN RACONTANT SON ÉTUDE DES LANGUES · texte numérisé non relu

XLVL— FRANKLIN RACONTANT SON ÉTUDE DES LANGUES

"J'avais commencé," dit-il, "en 1733, à étudier l*.j langues. Je devins bientôt assez fort en Français, pour ôtie en état de lire facilement les livres écrits en cette langue. J'entrepris alors l'Italien. Une de mes connaissances, qui l'apprenait aussi, me proposait souvent de jouer aux échecs. Trouvant que ce jeu me prenait trop du temps que je pouvais épargner pour l'étude, je finis par refuser de jouer désormais, sinon sous condition que le vainqueur de chaque partie aurait le droit d'imposer une tâche, soit en portions de grammaire à apprendre par cœur, soit en traductions, etc. ; — tâche que le vaincu s'engagerait sur l'honneur à accomplir avant Lotre prochaine rencontre. Comme nous jouions à peu prèa de force égale, de défaite en défaite, nous sûmes bientôt îéciproquement cette langue. J'appris ensuite, avec un peu de peine, ce qu'il fallait d'Espagnol pour lire aussi les livres en cette langue. J'ai déjà dit que je n'avais" eu qu'une année d'instruction en Latin, et cela quand j'étais encore très jeune, après quoi je négligeai entièrement cette langue. Mais quand je connus le Français, l'Italien et l'Espagnol, je fus surpris de trouver, en parcourant un Testament en Latin, que je comprenais cette langue mieux o;ue je ne l'imaginais, ce qui m'encouragea à m'appliquer de nouveau à l'étudier ; je le fis avec d'autant plus de succès que les langues précédente* m'avaient grandement aplani la route '* Franklin

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