‹ Polyglot reader, and guide for translationChapitre 62 sur 164 · XLIX.— MAXIMES ET EXERCICES DES OISIFS · texte numérisé non relu

XLIX.— MAXIMES ET EXERCICES DES OISIFS

La maxime fondamentale, sur laquelle repose tout leur système, est que le temps étant l'ennemi implacable et le destructeur de toutes choses, il faut lui rendre la monnaie de sa pièce et l'anéantir, le tuer sans merci, par tous les moyens imaginables Un autre de leurs dires favoris, c'est que les affaires ont été uniquement inventées pour les manants et l'étude pour les imbéciles. Un troisième axiome, qui paraît risible, mais qui exerce une grande influence sur leur existence, c'est que le diable est au logis. Voici maintenant un ou deux de leurs principaux exercices. Les plus vieux adeptes s'occupent à inspecter les manières de tout le monde, à connaître toutes les enseignes, toutes les fenêtres de la ville ; quelques-uns sont arrivés à une science si profonde, qu'ils peuvent dire toutes les fois qu'un boucher tue un veau, toutes les fois que la chatte d'une vieille femme fait ses petits ; et mille autres choses de même importance. Les disciples plus jeunes, toutefois, se contentent de borner encore leurs observations aux galeries de quilles, aux billards, et autres lieux semblables. Mais de tous, on peut dire qu'ils laissent passer le temps, plutôt qu'ils ne l'emploient, sans s'inquiéter du passé, ni regarder dans l'avenir. Parnell.

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