L,— LA JEUNESSE EST LE TEMPS DES PROGRÈS
C'est en vain que les jeunes gens sont doués des plus grandes aptitudes, s'il leur manque l'activité pour les mettre en œuvre. Impuissantes seront, dans ce cas, toutes les règles qu'on pourra leur donner, pour leur bien-être temporel ou spirituel. C'est dans la jeunesse que les habitudes de travail s'acquièrent le plus facilement. C'est dans la jeunesse qu'on y est le plus vivement sollicité, par l'ambition et par le devoir, par l'émulation et par l'espérance, par toutes les perspectives qu'offre le début de la vie. Si, sourd à ces appels, vous lan guissez déjà dans une indolente inaction, qu'est-ce qui pourra activer le courant plus inerte des années qui s'avanceront ?
Le travail n'est pas seulement le moyen de progresser ; il est aussi la base du plaisir. Kien de plus opposé à la jouissance réelle de la vie, que l'état de faiblesse et de relâchement d'un esprit indolent. L'homme étranger au travail peut posséder, mais il ne peut pas jouir ; car c'est le travail seul