‹ Polyglot reader, and guide for translationChapitre 64 sur 164 · LA MACHINE À VAPEUR · texte numérisé non relu

LA MACHINE À VAPEUR

^ui donne du piquant au plaisir. C'est la source manifeste de tout bien pour l'homme. C'est la condition indispensable pour posséder un esprit sain dans un corps sain. La paresse est tellement incompatible avec ces deux choses, qu'il est difficile de déterminer à quoi elle est le plus contraire, de la vertu ou du bonheur et de la santé. Tout inactive qu'elle est en elle-même, ses effets sont d'une puissance fatale. Bien que ce paraisse être un ruisseau qui coule lentement, elle mine cependant tout ce qui est stable et florissant. Non seulement elle sape le fondement de toute vertu, mais elle fait pleuvoir sur vous un déluge de crimes et de maux. Elle ressemble à l'eau, qui se putréfie d'abord par la stagnation, puis exhale des vapeurs funestes et imprègne de mort l'atmosphère.

Fuyez donc l'oisiveté, comme la mère commune des -fautes et de la ruine. Et dans l'oisiveté se trouvent compris, non seulement la simple inaction, mais tout ce cercle d'occupations futiles, dans lesquelles trop d'hommes gaspillent leur jeunesse, perpétuellement livrés à une société frivole ou aux amusements publics, aux travaux de leur toilette ou à l'ostentation de leur personne. Sont-ce là les fondements que vous jetez pour être plus tard un homme utile et estimé ? Est-ce par de semblables qualités que vous espérez vous recommander à la partie pensante du monde, et répondre à l'attente de vos amis et de votre pays ? La jeunesse demande des plaisirs. Il serait vain, il serait cruel de les lui interdire ; mais bien qu'admissibles comme récréation, ils sont extrêmement coupables dès qu'ils sont l'occupation d'un jeune homme ; car ils deviennent le gouffre du temps et le poison de l'esprit. Us fomentent les mauvaises passions. Us affaiblissent les mâles facultés. Us dégradent la vigueur native de la jeunesse en une méprisable faiblesse efféminée. Blair.

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