‹ Polynucleose rachidienne et meningite tuberculeusesChapitre 6 sur 46 · RER · texte numérisé non relu

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En 1901 Bernard publie un cas dans lequel on observe une polynucléose abondante et croissante.

Marcon Mutzner en 1901 publie une observation de méningite tuberculeuse, vérifiée à l'autopsie, dans laquelle l'examen cytologique du liquide céphalo-rachidien montra la présence presque absolue de polynucléaires : ily avait à peine deux ou trois lymphocytes dans le champ de la préparation.

Méry et Babonneix signalent 2 cas en dehors de la formule classique : une jois il y avait lymphocytose avec une quantilé appréciable de polynucléaires, une fois polynucléose nettement prédominante.

Guinon et Simon en 1902 publient une statistique portant sur 17 cas de méningite tuberculeuse : dans 2 cas ils ont trouvé de la polynucléose ; dans 1 cas notamment cette polynucléose fut vérifiée à trois ponctions successives.

Percheron, dans sa thèse (1903), distingue tout un groupe de méningites tuberculeuses avec polynucléose du liquide céphalo-rachidien.

Lutier (thèse 1903) rapporte également plusieurs cas de méningile tuberculeuse à polynucléaires.

Cade en 1905, joignant à des observations déjà publiées sous son inspiration, des observations nouvelles de polynucléose abondante ou prédominante dans la méningite tuberculeuse, publie une statistique de 7 cas.

De nouveaux cas de polynucléose du liquide céphalorachidien au cours de la méningite tuberculeuse ont encore

été publiés depuis ; ce sont ceux de Gerest et Charpe-

Le shit

nay,en 1905, Gillard, Devé en 1906, Jaubert (1906), Claret et Landowsky.

Enfin Ramond (thèse, 1907) rapporte une statistique

montrant que dans 15 cas de méningite tuberculeuse,

4 fois il a rencontré une polynucléose prédominante ; dans

un cas, notamment, à sept ponctions successives on £ *

constata une polynucléose nettement prédominante. [n

rapporte également un cas, où à une lymphocytose du

liquide céphalo-rachidien constaté à une première ponction, succéda une polynucléose marquée.

On voit donc par l’ensemble de ces faits, que l'existence de la polynucléose au cours de la méningite tuberculeuse n’est ni un fait nouveau, ni un fait rare ; elle est connue depuis la découverte du cyto-diagnostic. Elle a été souvent constatée, soit qu’il y ait quantité notable de polynucléaires, ou même prédominance.

Reste maintenant à donner une interprélation de cette polynucléose.

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