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plus souvent présence exclusive (sept cas). Ils concluaïent
donc que la lymphocytoseest la caractéristique histologique de la méningite tuberculeuse. « Lorsque les polynucléaires existent, ajoutaient-ils, ils sont toujours en nombre inférieur aux lymphocytes. »
Si les examens de liquide céphalo-rachidien au cours de
la méningite tuberculeuse pratiqués par la suite, sont
venus confirmer dans la majorité des cas les résultats
obtenus et rapportés par M. Widal et ses élèves, la formule semble cependant avoir perdu aujourd’hui de son absolutisme et de son unité. De nombreuses observations ont en effet été publiées, relatant dans certains cas une quantité marquée de polynucléaires, dans d’autres ‘une polynucléose prédominante au cours de méningites tuberculeuses dont la nature fut vérifiée et par l’autopsie, et par l'examen bactériologique du liquide céphalo rachidien.
Bernheim et Moser avaient déjà, dès 1897, signalé dans certains cas de méningite tuberculeuse la présence de nombreux polynucléaires, comme dans les méningites cérébrospinales.
Dans un cas rapporté par MM. Widal, Sicard et Ravaut, au cours de leur communication à la Société de Biologie, ces auteurs avaient noté la présence de 38 polynucléaires pour 62 lymphocytes. Dans leurs expériences d'inoculation au chien, ils avaient trouvé constamment dans le liquide céphalo-rachidien une quantité notable de polynucléaires, une fois même une prédominance marquée : 62 0/0.
Lewkowicz publie en 1901 une statistique montrant que dans 20 0/0 des cas la méningite tuberculeuse s’ac-
compagne de polynucléose presque exclusive.