Pommade de MM. Mahon, frères
« Le traitement de la teigne par la pommade «Mahon est sans contredit le plus avantageux, »ne faisant éprouver aucune douleur, et qu’il «est constamment suivi de guérison. »
(Rayer , Traité des maladies de la peau.)
Une pratique barbare , objet de l’indignation générale , est encore en vigueur dans plusieurs hôpitaux de France : la calotte , si souvent inefficace , dont tous les médecins connaissent les dangers , les douleurs atroces que cet emplâtre fait éprouver.
L’on sait peut-être que MM. Mahon sont , depuis plusieurs années , en possession d’un remède souverain contre la teigne , dont ils n’ont jamais voulu faire connaître la recette , et que le Gouvernement leur a donné la mission de traiter cette maladie à Fhôpital St-Louis , à Paris , et dans ceux de Lyon , Rouen , Elbeuf.
Nous lisons dans le nouveau Dictionnaire de Médecine que , depuis l’année 1807 jusqu’à l’année 1829, à St-Louis , plus de 40,000 teigneux ont été guéris
par la pommade Mahon , dont le traitement y est continué aujourd’hui.
Dans l’année 1840, M. Moulinié, chirurgien en chef de l’hôpital St-André , à Bordeaux , fut témoin , à Paris, des cures surprenantes de M. Mahon , qui , à sa prière , lui remit une certaine quantité de sa poudre épilatoire , base de sa pommade contre la teigne (la graisse lui servant seulement à l’incorporer) , il me l’envoya à Montpellier et je lui en fis Y analyse. Cette poudre était entièrement formée de cendres végétales , de carbonate, d e potasse , de soude, de chaux , de magnésie fmanganèsiej , silice, charbon. Aucune substance métallique n’y figurait (1).