‹ Pommade de MM. Mahon, frèresChapitre 3 sur 4 · TRAITEMENT EXTERIEUR · texte numérisé non relu

TRAITEMENT EXTERIEUR

Lorsque , chez le malade , les croûtes teigneuses seront accompagnées de cheveux , il faudra les couper aussi près que possible de la tête et la couvrir de cataplasmes de farine de lin jusqu’à ce que les croûtes soient tombées. Après cela, on nettoiera ces parties avec de Veau de savon. Ce premier temps de l’opération dure huit à dix jours. Il est bon de couvrir alors la tête d’une calotte de taffetas ciré.

On fera ensuite, chaque matin, des frictions de notre pommade épilaloire (sans craindre d’en trop mettre) sur toutes les parties de la tête où la teigne se sera développée, et le lendemain, avant le nouveau pansement , on lavera à plusieurs reprises , avec une éponge fine bien imbibée de décoction de suie ainsi préparée : eau de fontaine, un litre ; suie de cheminée , trois poignées : faites bouillir trois quarts d’heure et passez à travers un linge pour avoir une décoction bien foncée. De temps à autre, on pourra faire cette

lotion avec de l’eau de savon. Si le malade avait assez de cheveux, on devra, avant chaque friction, y passer un peigne fin trempé dans l’huile d’olives.

Sous l’influence de ce traitement , qu’il ne faut pas interrompre un seul jour, le mal diminuera insensiblement pour enfin ne pas reparaître. Quoique cependant la peau de la tête , de rouge qu elle était, ait repris sa couleur naturelle, il ne faudra pas cesser totalement les frictions et les lotions , mais en faire tous les deux ou trois jours , plus tard tous les six ou huit jours. La plus grande partie du temps les cheveux repoussent.

Nous accompagnons nos pots de pommade d’un

flacon de poudre épilatoire plus forte que celle qui

sert de base à la pommade. Il faudra s’en servir toutes les fois que certaines croûtes ne pourront être enlevées par la pommade ; l’on mettra une pincée de cette poudre sur l’onguent même, plus ou moins selon l’importance du mal. Cette poudre , si l’on venait à manquer de pommade , la remplacerait parfaitement ; on la délayerait dans de l’huile.

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