Embryon ou amende mis à nu
UMCT en
De ll rnerte de Langlois Cireud 27/28
Q'uuUl. 285. bi
PISTACHIER FEMELLE
es EN FLEUR.
J$ intéressant, pour compléter son histoire. Ce n’est pas que ces fleurs D PASeq
soient brillantes ou compliquées, mais elles sont curieuses par leur
simplicité.
D'abord, le grand échantillon montre la disposition des fleurs femelles au-dessous des feuilles, quand celles-ci n'ont pas encore pris le développement qu’elles doivent prendre par la suite. |
Le n° 2 montre une partie d’une grappe de fleurs mâles sans la présence desquelles les fleurs femelles resteraient stériles.
3° Anthérés grossies. Chaque anthéré constitue une fleur mâle qui n'a ni calice ni corolle, mais seulement une petite bractée linéaire au bas de son filet.
4° Anthéré isolée un peu plus grossie. Ceci appartient à la fleur mâle, qui. est toujours sur un individu différent de la femelle.
6° Petite portion d'une panicule des fleurs femelles, à peine grossie. Ici chaque fleur femelle à deux bractées sétacées à la base: elle se compose d'un ovaire ovale surmonté d'un style qui se divise en trois branches terminées chacune par un stigmate élargi et papilleux.
7° Une fleur plus grossie.
8° Coupe verticale de la même et plus grossie, montrant dans l’intérieur de l'ovaire un gros podosperme blanc, dont le sommet est réfléchi et soutient en « embryon de la graine.
9° Coupe circulaire d’un ovaire grossi, montrant en a l'embryon, et en b l'axe du podosperme.
Pour les autres détails, voir la planche du fruit, 285 bis, dans la 168° livraison.
De’ llnpremerie dLanglos. Géraud seule F
Loiteai pie Ka
AIRELLE MYTILLE.
Vaccinium myrtillus. Voit. et Turp.
I ce petit arbuste venait de la Chine ou de la Nouvelle- Hollande, il
4 du (7). WU é à ferait fortune dans nos jardins; mais il a le malheur de croître de
de JD su L
ju lui-même dans la forêt de Montmorency, et il ne lui en faut pas da- SH \
"S vantage pour être frappé de proscription. Ni les jolies fleurs roses R qu’il nous offre en avril et mai, ni les fruits nombreux qu'il laisse tomber dans nos mains en juillet et août ne peuvent lui faire obtenir la plus petite place ” auprès de ses frères superbes qui ont, au-dessus de lui, le rare mérite de venir de l'Amérique et du Japon, et de coûter bien cher. Au reste, l’Airelle peut fort bien se passer de notre apologie; tant que les Lettres honoreront les nations,
on se rappellera ce vers de Virgile :
Alba ligustra cadunt, vaccinia nigra leguntur.
L’Airelle que les botanistes appellent vaccinium avec Virgile, a reçu beau-
coup denoms dans différens temps et en différens pays. Les Bauhin l’appelaient vigne du mont Ida; Tabernæ Montanus lui ayant trouvé du rapport avec un petit myrte, l'appelait Myrtillus : Cœsalpin lui donnele nom de Bagole; aujourd’hui on le connaît sous celui de Moret en Normandie et sous celui de Raisin de bois aux environs de Paris. C’est un petit arbuste qui s'élève à 32 ou 64 centimètres , et qui pullule au point de couvrir en peu d'années ces espaces considérables de terrains sablonneux aux lisières des bois et dans les taillis découverts où il croît naturellement, Sa principale racine est ordinairement couchée ou oblique ; elle est munie çà et là de quelques petits chevelus très ramifiés, plus nombreux vers le collet que partout ailleurs. La tige, roussâtre et fendillée à la base, devient rarement plus grosse qu’une plume à écrire; elle est droite et se divise près de terre en plusieurs rameaux anguleux par la décurrence des supports, et garnis de feuilles alternes, ovales, longues de 20 à 28 millimètres, terminées en pointe raccourcie, bordées de petites dents inégales et glanduleuses. Ces feuilles , teintes d’un assez beau rouge dans leur jeunesse, sont, dans l'état adulte, d’un vert gai en dessus, d’un vert moins foncé en dessous; elles tombent aux approches de l'hiver et laissent voir dans leur aisselle un bouton long, pointu et blanchâtre, qui contient le rudiment d’une nouvelle pousse.
Les fleurs naissent en avril et mai sur les pousses de l’année; ellessont solitaires, axillaires
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pédonculées, inclinées, figurées en grelot et d’un rosepäle. Je les ai toujours vues décandres, quoique les botanistes les considèrent comme octandres.
A ces fleurs succèdent des baies noires couvertes d’une poudre bleuâtre, et grosses comme une petite balle de pistolet, contenant dans son intérieur une chair aqueuse, violette et une assez grande quantité de graines jaunâtres.
Les fruits de l'Airelle sont d’une saveur sucrée, relevée d’un aigrelet agréable; on les mange crus avec plaisir; mais je crois, avec Bosc qu'on pourrait en faire des confitures en employant le procédé usité chez les Canadiens pour le Vaccinium corymbosum (Voir le Cours d'agriculture de Déterville). On les vend à la mesure sur les marchés de plusieurs villes de la Normandie et ailleurs. Quand les enfans en mangent beaucoup il leur cause une légère ivresse. Les qualités astringentes de toute la plante la rendent propre à tanner le cuir. Certains vignerons emploient le fruit de l’Airelle pour colorer le vin, ce qui
est une falsification, il est vrai, mais nullement dangereuse.
EXPLICATION DES FIGURES