‹ Pomologie française (volume 2)Chapitre 12 sur 106 · CERISE BIGARREAU NOIR · texte numérisé non relu

CERISE BIGARREAU NOIR

Cerasus bigarella francofurtensis. Poit, et Turp.

| encore décrite. Son nom m'a d'abord été communiqué par un ancien ( pépimiériste de Vitry, nommé Chetenay, surnommé Magnifique, et qui

à sf était non-seulement bon pépiniériste, mais encore grand collecteur de fruits. Dès 1805, j'avais remarqué celui-ci dans le jardin de M. Carrier à Ville-d'Avray. Le catalogue de la pépinière du Luxembourg ne le mentionne pas, à moins qu'il n'y soit rangé parmi les Guignes; mais, comme d'après le principe établi dans l'origine de la nomenclature, on est convenu d'appeler Guignes les Cerises en cœur qui ont la chair molle, et Bigarreaux, celles également en cœur qui ont la chair ferme et croquante, j'ai lieu de croire qu'il est resté inconnu dans cette pépinière, et qu'on ne le trouve que dans les pépinières des successeurs de Chatenay-Magnifique à Vitry.

C’est un arbre dont les rameaux sont érigés, et non effilés et pendans comme ceux des autres Bigarreautiers et Guigniers. Son bois est bien nourri; celui des jeunes pousses est verdâtre avec une moelle rousse.

Ses feuilles sont ovales-elliptiques, rétrécies à la base et au sommet, d'un beau vert foncé et non jaunâtre comme dansles autres espèces, munies de poils en dessous le long des nervures : leur pétiole est rougeâtre et muni de glandes plus rouges que lui.

Les boutons à fruit sont fauves, nombreux et bien nourris. Chacun d'eux donne ordinairement naissance à trois fleurs portées sur des pédoncules longs de 35 à 54 millim. (18 à 24 lignes). Elles sont blanches, peu ouvertes, et leurs pétales, minces et délicats, sont assez souvent échancrés en cœur au sommet.

Le fruit est long de 22 millim. (rolignes), plus gros vert la queue que vers le sommet pendu au bout d'une queue verte ou jaunâtre; longue de 54 millim. (2 pouces).

La peau est noire, luisante dans la maturité.

La chair est ferme, croquante, d’un violet noir et marbré.

L'eau est également d’un violet noir ; elle teint les mains.

Ce Bigarreau est une des meilleures espèces. Il mürit à la fin de juin et dans le com-

mencement de juillet.

Bouquet Je.

OL

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