FRAISIER CAPRON COMMUN
Fragaria elatior communtis. Poit. et Turp.
dividu femelle de l'espèce primitive dont on trouve l'individu mâle
dans nos bois, appelé Capron mâle, et que le vulgaire désigne par le SZ nom de Fraisier coucou, parce qu'il ne produit pas de fruit. Il est
probablement la souche de tous les autres Caprons, même du Capron royal.
Ses hampes et ses feuilles, quoique très vigoureuses, s'élèvent cependant moins que celles du Capron mâle ou fraisier coucou ; les ramifications des hampes sont moins longues, et produisent moins de fleurs.
Ces fleurs sont aussi moins grandes; ettandis que dans le Capron mâle, les ovaires avortent et les étamines restent fertiles, ici les ovaires sont fertiles et les étamines stériles. C'est pourquoi, si l’on veut obtenir des fruits de ce Capron, il faut planter auprès ou le Capron mâle ou le Capron royal.
Quand les fleurs de ce Capron ont été fécondées, il leur succède des fruits coniques (rétrécis cependant auprès du calice), longs de 3 centimètres (1 po.), couverts d’une assez grande quantité de graines jaunes ou rouges, saïllantes ou très peu enfoncées. Lorsque ces fruits ont aquis du volume, on ne voit plus de graines dans le voisinage du calice, qui alors rejette ses découpures en arrière; les fruits prennent en mürissant un rouge terne qui passe au rouge brun foncé dans l'extrême maturité. La chair est d'un blanc jaunâtre , quelquefois rougeâtre , fondante, aqueuse, parfumée , plus ou moins relevée.
La saveur et le goût particulier aux Caprons varient tellement dans chacune des variétés, et selon les circonstances, que je n'ose assurer avec mes prédécesseurs que telle ou telle variété vaut mieux que telle ou telle autre.
Tous les Caprons mürissent du 10 juin au 10 juillet. Il n'y a que le Capron royal qui tienne ses hampes droites; tous les autres ont besoin qu'on soutienne leur hampe
en les attachant à de petits tuteurs pour que leurs fruits ne traînent pas à terre.