‹ Pomologie française (volume 3)Chapitre 13 sur 100 · GROSEILLIER DES HAIES · texte numérisé non relu

GROSEILLIER DES HAIES

Ribes uva crispa. I-.

OICI la seconde espèce de Groseilliers épineux de Linné. Elle se distingue de celle qu’il nomme R. grossularia en ce que ses fruits sont dépourvus de longs poils rudes. Si l’on admet que la première espèce a produit les variétés à fruits hérissés , il faudra admettre aussi que celle-ci a produit les variétés à fruits nus ou glabres.

Cette espèce croît particulièrement dans les haies. Ses tiges sont menues , étalées , pendantes. Ses bourgeons de l’année sont également pendans et blanchâtres.

Les feuilles naissantes sont d’un vert tendre; après leur entier développement, elles sont d’un vert blanchâtre , pubescentes en dessous , peu découpées , à lobes et à dents arrondis.

Les fleurs naissent presque toujours deux à deux au bout d’un pédoncule assez long : elles sont inclinées , légèrement colorées , et leur ovaire est pubescent.

Les fruits sont sphériques, un peu pubescens, de 8 à 10 mill. (4lig.) de diamètre, jaunes et bien veinés dans la maturité, pendus a une queue longue et menue. L eau et la chair de ces petits fruits sont agréables, mais leur peau est dure.

Ribes auriculatum. Poit. et Turp.

N pourrait considérer celle-ci comme une espèce naturelle, puisquelle possède un caractère qu’on ne trouve chez aucune autre de sa section. Elle se rencontre aussi dans les baies.

Ses rameaux sont très diffus , menus , garnis de longues epines , presque toutes triples, rarement simples, et souvent dun rouge violet à la base dans leur jeunesse.

Feuilles petites , nombreuses , pubescentes des deux côtés , cendrées , à lobes et à dents arrondis.

Les fruits sont globuleux , du diamètre d’environ 14 mill. (6 lig.), pubescens, d’abord d’un vert blanchâtre, puis d’un jaune ambré à la maturité. Ils naissent souvent deux à deux sur une queue longue et menue, et l’on trouve toujours, pour caractère spécifique , une ou deux petites bractées à leur surface , qui les distingue particulièrement.

Leur peau est dure, âpre, acerbe sous la dent, et leur chair, qui d’abord est douce, développe bientôt dans la bouche une amertume désagréable qui la fait rejeter. Aussi est-ce plutôt pour signaler cette espèce aux botanistes que j’en parle et en donne la figure, que pour en conseiller la culture.

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