‹ Pomologie française (volume 3)Chapitre 23 sur 100 · ROUGE (COMMUNE · texte numérisé non relu

ROUGE (COMMUNE

Ribes grossularia ruhra. Poit. et Turp.

ETTE espèce est cultivée aux environs de Paris, mais moins abondamment que la verte commune qui est spécialement employée au lieu de verjus dans 1 assaisonnement des maquereaux. Lorsque 1 une et 1 autre sont mûres , on les vend à la mesure sur les marchés de la capitale.

L’arbrisseau qui produit la rouge commune est diffus. Ses rameaux, souvent assez grêles sont garnis de fortes épines.

Ses feuilles sont minces , un peu luisantes, assez profondément découpées, parfaitement glabres en dessus et munies en dessous de quelques poils rares et très courts.

lies fleurs sont petites et très peu colorées.

Le fruit est ordinairement sphérique, rarement un peu allongé, toujours parfaitement lisse, dun rouge faible d’abord, mais assez foncé dans la parfaite maturité, marqué de nervures moins rouges et très apparentes. Ce fruit est transparent, et l’on voit aisément au travers de sa chair qu’il ne contient que peu de graines; il pend à une queue très menue.

Une petite saveur aigrelette, quoique douce, distingue aisément cette espèce des groseilles couleur de chair, qui ont un petit parfum qu’on ne lui retrouve pas.

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