POIRE BEURRÉ D’ARENBERG
Pyrus arenbergia. Poit. et Turp.
RBRE de moyenne vigueur, paraissant cependant devoir devenir plus grand que le Beurré gris.
Ses rameaux sont ouverts à angle droit et ses bourgeons cuivrés , |/ Ogros à la base et diminuant sensiblement de grosseur vers le haut, offrent presque tous des cannelures torses dans la partie supérieure; ils ont les supports très saillans, les yeux comprimés et obtus; ceux de ces yeux qui occupent le f milieu des rameaux , s’allongent assez souvent en dard et ont alors beaucoup de feuilles.
Les feuilles sont en général moins larges, moins luisantes et moins arquées en arrière que celles du Beurré gris; elles sont sensiblement dentées, épaisses, lisses, peu ou point gaufrées, et portées par de très forts pétioles.
Les boutons à fruit sont de moyenne grosseur, oblongs, avec une pointe raccourcie, très bruns et lisses en dessus ; il sort de chacun de ces boutons de huit à douze fleurs serrées en corymbe convexe, portées sur des pédoncules longs de 9 à 12 lignes (20 à 27 millimètres); chaqu'î fleur est large de 12 à i4 lignes (20 à 33 millimètres), ouverte en soucoupe, d’un beau blanc; les étamines, un tiers plus courtes que les pétales, restent presque droites , et ne divergent pas en rayonnant comme dans la plupart des autres espèces ; les styles, un peu plus courts qu’elles, sont glabres dans toute leur longueur.
Le fruit est gros, obtus aux deux bouts, ventru, ayant quelquefois le ventre au milieu de sa longueur; il est haut de 3 pouces et demi (93 millimètres) sur 3 pouces (81 millimètres) de diamètre; la queue, longue d’un pouce (27 millimètres) et plus, est plantée dans un enfoncement plus ou moins régulier et plus ou moins côtelé; l’œil, au contraire, est logé dans un enfoncement étroit, assez régulier, et ses divisions persistent et se contractent en gouttière.
La peau est d’abord verte, un peu épaisse, marquée partout de petits points gris qui deviennent roux quand la peau passe au vert jaunâtre dans la maturité.
La chair est blanche, avec un petit œil jaunâtre, fine, fondante, délicieuse.
L’eau est abondante, sucrée, légèrement parfumée.
Cette excellente poire, qui passe pour la meilleure de toutes celles dont les jardins se
sont enrichis depuis quarante ans, mûrit de la fin d’octobre à la fin de janvier. On greffe l’arbre sur franc et sur coignassier.
Cette très excellente poire, dit Lindley, est supposée avoir été obtenue par M. Deschamps, en Belgique; elle a été envoyée au jardin de la société horticulturale de Londres, en 1820 , par M. Parmentier, dEnghien; mais déjà M. Noisette l’avait importée en France dès i8o5.
POIRE