POIRE ÉPINE D’ÉTÉ
Pyrm olentisnma, Poit. et Turp.
N greffe cet arbre sur franc et sur cognassier. C’est un Poirier qui élève sa tige droite à une grande hauteur, et dont les rameaux sont ouverts, étalés ou même pendans lorsqu’il est en plein rapport.
Les bourgeons sont dans une direction horizontale, très effilés, d’un vert jaunâtre comme un bois qui n’est pas mûr, sensiblement géniculés, luisans, marqués de points, la plupart allongés; ils ont les supports saillans, un peu décurrens, les yeux petits et comprimés.
Les feuilles sont d’un vert foncé, luisantes, ovales, assez planes, la plupart tournées obliquement, un peu rétrécies à la base et davantage au sommet, de manière que la plupart paraissent deltoïdes.
Le bouton à fruit est de moyenne grosseur, arrondi, brun, glabre, avec les écailles extérieures ciliées sur les bords.
Il sort de ce bouton environ huit fleurs régulières, bien arrondies, un peu concaves, larges de 29 à 3 2 millimètres (i3 à 14 lig.); assez roses sur les bords pendant leur jeunesse; elles ont le pédoncule menu, très court, légèrement cotonneux.
Le fruit est de forme conoïdale; haut de 54 à 81 millimètres (2 à 3 po.), légèrement bosselé auprès de la queue qui est grosse et courte; le côté de la tête, assez arrondi, se termine par l’œil qui est presque à fleur, entouré de quelques élévations à peine sensibles.
La peau est lisse, verte, tiquetée de points plus verts et ordinairement marquée de plusieurs grandes taches blanchâtres : la partie de la peau qui avoisine la queue est d’un jaune de cire.
La chair est fine, blanche, demi fondante, quelquefois un peu pierreuse.
L eau est relevée, très musquée.
Les pépins sont grands, bruns, aigus, comprimés d’un côté.
Cette poire mûrit dans la dernière quinzaine d’août et dans la première de septembre. Louis XIV 1 aimait beaucoup et 1 appelait bonne poire , dit Duhamel.