POIRE ÉPINE
Pyrus viridis. Poit. etTurp.
RBRE vigoureux, dun beau port, très rameux, formant mieux une large pyramide qu’une quenouille.
Ses bourgeons sont gros et longs ; les uns s’ouvrent à 44 degrés, et les autres prennent une direction presque verticale ; les uns et les autres sont d’un vert bronzé, fortement géniculés, et piquetés, munis d’yeux gros, aigus et larges à la base.
Les feuilles sont de moyenne grandeur , ovales, terminées en pointe courte, d’un vert foncé luisnat , à nervures saillantes en dessus, bordées de dents arrondies assez grandes.
Le bouton à fruit est petit, oblong, un peu aigu, glabre, d’un roux clair.
Il sort d’un bouton huit ou dix fleurs petites, très concaves, portées sur de courts et menus pédoncules assez cotonneux.
Le fruit n’est pas très constant dans sa forme, mais il l’est assez dans sa grosseur; les mieux faits sont allongés en cône obtus , arrondis du côté de la tête, hauts de 8 centimètres (3 pouces). L’œil est planté à fleur; la queue est d’un vert livide, sale, grosse, longue d’un à 3 centimètres, quelquefois plantée obliquement.
La peau est d’un vert clair, piquetée de très petits points gris ; quelquefois il y a une longue tache grise bractéiforme qui paraît descendre de la queue.
La chair est fine, fondante, un peu beurrée , verdâtre , ayant de petites pierres autour des loges.
L’eau est sucrée, douce, légèrement musquée et très bonne.
Les loges sont de moyenne grandeur, souvent inégales.
Les pépins sont longs, aigus , plats, couleur marron.
La maturité de cette poire arrive vers le 1 5 novembre. Elle ne jaunit pas en mûrissant, comme tant d’autres , et c’était une des bonnes poires de la saison avant l’invasion de tant d’autres poires plus ou moins nouvelles qui aujourd’hui causent beaucoup d’embarras dans le choix.