PRUNE IMPÉRATRICE BLANCHE
Prunus duracina. Poit. et Turp.
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AT vu pendant longues années distribuer des greffes de cette espèce, au Jardin des Plantes, sous le nom de Prune jacinthe. 11 en sera résulté de nombreuses erreurs chez ceux qui ne remontent pas aux bonnes sources
dans la nomenclature des fruits. Il aurait cependant été facile de les éviter
puisque la jacinthe est violette, et que celle-ci est blanche.
Ce Prunier reste ordinairement au-dessous de la moyenne hauteur; il est très rameux avec une tête bien arrondie. |
Les bourgeons sont assez gros, pubescens, quelquefois teints d’un violet obscur; leurs supports sont saillans, et soutiennent des yeux petits, mais bien gonflés, très bruns, souvent réunis trois à trois.
Les feuilles sont de moyenne grandeur, elliptiques, allongées à-peu-près également en pointe aux deux bouts, peu gauffrés, les unes planes, les autres légèrement creusées en gouttières ou tournées obliquement, d’un vert tendre en dessus, assez pubescentes en dessous, bordées de grandes dents inégales et arrondies; elles ont le pétiole pubescent, un peu violet en dessous et muni de deux glandes brunes opposées ou alternes.
Les fleurs naissent deux à deux et quelquefois trois à trois; elles sont larges de 23 muillimètres (10 lignes), bien étendues, régulières, d’un beau blanc de lait, portées sur de courts pédoncules sensiblement pubescens. .
Le fruit est ovale, long de {1 millimètres (18 lignes) sur 34 à 37 millimètres (15 à 16 lignes) de diamètre. Il diminue un peu plus du côté de la queue que du côté de la tête, où l'on trouve un petit aplatissement, et où vient aboutir le sillon qui est peu profond, mais qui cependant aplatit assez le côté de la Prune : quelquefois l’un des lobes étant plus long que l’autre, rend le sommet du fruit oblique, la cavité de la queue s’allonge d'un côté en gouttière, et se confond avec le sillon.
La peau, épaisse et d’un vert pâle qui jaunit dans la maturité, tient à la chair, et on la voit toujours se marquer de points et taches rouges, inégales, qui paraissent violettes ou bleuâtres sous la fleur blanche qui recouvre cette Prune.
La chair est jaune croquante, peut-être un peu fibreuse, légèrement acerbe.
L'eau est abondante, sucrée, relevée, délicieuse.
Le noyau est petit, oblong: il ne tient à la chair que par une petite partie. |
Cette Prune mürit dans la dernière quinzaine d'août. Elle est excellente malgré un peu d’acerbité dans sa chair, et semble tenir de la bonne qualité des Perdrigons.
Ons. Il est probable que l’Impératrice blanche n’a pas toujours les taches rouges qu'on voit sur le dessin ci-joint, puisque les auteurs n’en parlent pas. Cependant elles paraissent chaque année sur les fruits de l'arbre de l'École du muséum d'histoire naturelle. Elles | s'étendent peu-à-peu et finissent par pourrir, même l'endroit de la peau où elles sont, mais
la chair qui est au-dessous reste saine, du moins pendant long-temps après.
De llmpreneri de Langlois. Massrere weufo a
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