‹ Pomologie françaiseChapitre 110 sur 122 · PRUNE SAINTE-CATHERINE · texte numérisé non relu

PRUNE SAINTE-CATHERINE

Prunus cerea. Poit. et Turp.

ETIT arbre se tenant assez droit, et dont les rameaux restent ordinairement courts.

Ses bourgeons sont glabres, violets et menus.

Les feuilles sont elliptiques, de moyenne grandeur, planes, d'un beau vert peu luisant, et bordées de petites dents arrondies; elles ont le pétiole gros, pubescent, muni de quelques glandes globuleuses et jaunâtres.

Les fleurs naissent deux ou trois ensemble dans le même bouton; elles TA sont petites, grêles, bien ouvertes portées sur des pédoncules glabres, Œ — longs et menus.

Le fruit est de moyenne grosseur, allongé en œuf, ayant le plus petit bout du côté de la queue, haut de 40 à 45 millimètres (18 à 20 lignes), marqué d'un sillon peu profond, attaché à une queue longue de 27 millimètres (x pouce).

La peau est jaune, mais la poudre blanche qui la couvre lui donne une couleur de cire; elle est dure, adhérente à la chair, et a souvent quelques petites taches violettes surtout du côté de la queue. |

La chair est jaune et ferme.

Le noyau, libre en partie, est oblong, épais et très dur.

Cette prune mûrit dans la première quinzaine de septembre. Elle a une grande ré-

putation, on l'estime beaucoup, mais il Jui faut l’espalier pour qu'elle acquière toutes ses qualités.

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