‹ Pomologie françaiseChapitre 113 sur 122 · PRUNE DE SAINT MAURIN · texte numérisé non relu

PRUNE DE SAINT MAURIN

Prunus mauriniana. Poit. et Turp.

= RBRE extrêmement vigoureux, à écorce lisse et formant promptement

- AC une large tête.

Ses bourgeons sont gris cendré dans le bas, rougeâtres dans la

ES partie supérieure, un peu anguleux, ayant les supports saillans,

re les yeux aigus et divergens.

Les feuilles sont ovales, elliptiques, d'un vert foncé en dessus, pâles et un peu velues en dessous , entourées de dents inégales, portées par un pétiole velu, plus ou moins rouge, muni de quelques glandes globuleuses et sessiles.

Les fleurs sont grandes, d’un beau blanc, planes, régulières, portées sur des pédoncules glabres, longs de 27 millim. (1 pouce).

Le fruit est au-dessous de la moyenne grosseur, ovale allongé, rétréci aux deux bouts, haut de 41 millim. (14 lignes) sur 31 millim. (10 lignes) de diamètre au milieu, plus ventru du côté du sillon, lequel n'a ne de profondeur, et ne se distingue que par un trait plus coloré.

La peau ne quitte pas la chair; elle est d'un vert jaune du côté de la queue, et le reste se lave d'un violet rougeâtre peu foncé, assez fleuri. On remarque partout des points jaunâtres inégaux et nombreux.

La chair est jaune, croquante, et en même temps fondante. #s

Son eau est abondante, sucrée, excellente.

Le noyau est oblong, très plat, étroit, obtus au sommet; il Abo peu à la chair.

Quoique cette prune ait ce qu'on appelle un peu de verdeur, on doit la mettre au rang des bonnes espèces, malgré quelle soit sujette à se fendre. Elle est en

pleine maturité vers le 10 septembre.

De lZnprimerie del. anglois. + Pocourt veuf? É

PRUNE QUETSCH.

Prunus dolabriformis. boit. et Turp.

7 OICI bien le plus grand et le plus vigoureux prunier; ses rameaux

sont gros et dénués de ces brindilles nombreuses qui forment buis-

son sur beaucoup d’autres.

| Ses bourgeons sont parfaitement glabres, très tortueux, d'un vert #lauque dans l'ombre, lavés de rouge au soleil; ceux d’un an sont cendrés et marbrés.

Les feuilles sont très grandes, les unes elliptiques, les autres obovales, terminées en pointes plus ou moins longues, d’un vert foncé en dessus, pâles et un peu velues en dessous, bordées de grandes dents inégales et assez aiguës; leur pétiole est vert ou violet, cilié sur les bords, et muni au sommet de deux glandes brunes.

Les fleurs sont d’un beau blanc, déliées et très élégantes par la délicatesse de leurs pétales, remarquables d'ailleurs par leur peu de largeur et le grand intervalle qu'ils laissent entre eux. |

Le fruit est très gros, allongé, comprimé, ventru longitudinalement du côté du sillon, qui le divise en deux lobes inégaux. La queue est longue et menue; elle s’insère à fleur du fruit, qui est toujours plus allongé et plus menu d'un bout que de l'autre.

La peau, dure, épaisse, amère, passe du rouge violet au bleu noir dans la grande maturité ; mais une fleur abondante, azurée, cache sa véritable couleur.

La chair est d’un vert jaunâtre, ferme, un peu grossière.

L'eau est relevée, sucrée, et très agréable.

Le noyau a la forme d'une doloire; il est très long, et n'adhère à la chair qu'un peu au sommet. |

Cette prune mûrit vers la fin d'août et dans le commencement de septembre ; son poids la fait tomber aisément de l'arbre. Elle n'est pas désagréable à manger

crue; mais on la préfère en compote et en confiture.

Observation. On appelle cette prune Quetsch dans le dialecte souabe, et on le préfère, parce qu'il est moins difficile à prononcer pour un Français que le mot Zwetsche, qui est son vrai nom allemand. Cependant on trouve dans le Journal de l'Empire, 24 septembre 1810, que M. Bornneberg , chimiste allemand, appelle cette

prune Quastche, et qu'il en a tiré du sucre aussi blanc et aussi cristallisé que du

sucre de canne.

Pure guebse

Poiteeu pire 4 De linprinerie del anglo. Aodrique veugo

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