PÉCHE VINEUSE HATIVE
Persica succedaneu. Poit, etTurp,
L'existait au temps de Duhamel et il existe encore aujourd’hui une incertitude dans la distinction des Pêches pourprées,et des Pêches vineuses,
= deux dénominations qui sont loin d’être exclusives, puisque toutes les
, Pêches sont plus ou moins pourprées et plus ou moins vineuses. Duhamel a décrit trois pourprées, et il a conservé à l’une l'ancienne dénomination de vineuse, pour, dit-il, se conformer à l’ancien usage. Le Berriays a suivi l’opinion de Duhamel, et on la suit également ici, quoique le catalogue du Luxembourg s'en soit écarté. Si au temps de Duhamel on eût fait usage des glandes dans la distinction des espèces, ce savant pomologiste n'aurait pas réuni sous les noms de véritable pourprée hâtive, et pourprée tardive des variétés très différentes entre elles, et n'aurait pas perpétué des dénominations fautives qui aujourd’hui sont tellement enracinées, qu'il faudrait exercer une bien grande influence pour les faire changer.
Quoi qu'il en soit, le Pècher désigné sous le nom de vineuse hâtive ou pourprée hâtive,
appartient au groupe dont la grosse mignonne est le représentant, et qui a pour caractère,
1° des glandes globuleuses ; 2° des fleurs grandes; 3° un fruit pubescent ; 4° un noyau qui
se détache de la chair. |
L'arbre qui produit la vineuse hâtive ne se distingue en rien de celui qui produit la grosse mignonne; ses feuilles ont la même grandeur, le même ton et les mêmes glandes; ses fleurs sont les mêmes. |
Le fruit est beau, arrondi, haut de 54 millimètres, sur 61 millimètres de diamètre, divisé d’un côté par un sillon étroit, peu profond, qui aboutit au sommet dans un petit enfoncement, où l'on remarque à peine un léger mamelon qui est la base du style.
La peau, munie d’un léger duvet quise détache aisément par le frottement, quitte facilement la chair; elle prend ordinairement un peu plus de couleur pourpre que la grosse mignonne.
La chair est blanche, fondante, un peu fouettée de rouge auprès du noyau, et laisse apercevoir les grosses fibres de sa charpente.
Son eau est abondante, sucrée, très agréable, et plus vineuse que dans la grosse mignonne
qui a quelquefois le défaut d’être un peu fade. 53*
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cains ES ne a fourni les premiers HA nous en renvoient me hui qui ont pris naissance sur leur sol, et parmi lesquels il y a plusieurs pêches et pavies à chair jaune; de sorte qu’on pourrait compter actuellement une douzaine de pêches jaunes. Mais la couleur ne faisant pas la qualité, on ne “eut blâmer les planteurs de s’en tenir aux espèces dont le mérite est reconnu incontestable
L'arbre de l’espèce qui m'occupe ici est peut-être au-dessous de la moyenne vigueur et paraît assez délicat. Ses rameaux d’un, deux et trois ans, ont une teinte jaune qui leur est particulière, et par laquelle on reconnaît l'espèce de loin.
Les bourgeons sont faibles , d’un vert pâle, ou même jaune, du côté du soleil.
Ses feuilles sont grandes, ordinairement d’un vert pâle sur un arbre déjà en rapport, longues de 6 pouces (18 centimètres), assez crispées le long de la nervure, bordées de dents en scie peu profondes ; leur pétiole est court, jaunàtre, quelquefois dénué de glandes, et lorsqu'il en est muni, elles sont peu nombreuses, petites, globuleuses et jaunes.
Les fleurs sont de moyenne grandeur , d’un rouge assez vif, irrégulières et ouvertes en soucoupe;il en naît quelquefois deux dans le même bouton. Duhamel dit que cet arbre donne tantôt de petites et tantôt de grandes fleurs; il l'a même figuré dans ce dernier état; si le fait est vrai, il est assez extraordinaire; jene l'ai jamais vu.
Le fruit est de moyenne grosseur, arrondi, quelquefois aplati sur un côté, remarquable par sa couleur jaune qu'il prend long-temps avant de mürir, et qu'il conserve du côté de l'ombre, tandis que le côté du soleil se lave de rouge très foncé, qui passe même au presque noir, comme dans la Galande. Le sillon est assez profond, et sur le même arbre, des fruits sont surmontés d’un mamelon et d’autres en sont dépourvus.
La peau n’est recouverte que d’un léger duvet, et elle ne se détache de la chair que dans l'extrême maturité.
La chair est jaune, fine, très ferme et croquante pendant long-temps , ensuite fondante
dans la parfaite maturité.
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