PÉCHE ADMIRABLE
Persica mirabilis. Poit, et Turp.
une maladie qui change la forme et la couleur de ses fruits, au point que
Duhamel ya été trompé.
Ses bourgeons sont gros, et prennent à l'automne un rouge violet assez vif.
Les feuilles sont grandes et d'un beau vert pendant l'été, bordées de petites dents; les inférieures sont planes, les supérieures creusées en gouttière; elles ont le pétiole court, canaliculé, muni de quelques petites glandes globuleuses, les unes sessiles, les autres pédicellées. Ces feuilles rougissent en partie et jaunissent ensuite vers le temps de leur chute. |
Les fleurs sont de moyenne grandeur, régulières, d'un rouge pâle, ouvertes en soucoupe ; leur calice a le ventre gros, brun et les divisions sensiblement cotonneuses; les pétales sont ovales-oblongs, distans, longuement onguiculés, concaves, quelquefois plissés ou comprimés vers le sommet; les étamines sont plus longues et plus colorées que les pétales après l'émission du pollen; alors le style est jaunâtre dans sa partie supérieure et plus long que les étamines.
Le fruit est fort beau, gros, arrondi, ayant communément 68 millim. (30 lig.) de diamètre, et quelque chose de moins en hauteur; il est plus ventru du côté du sillon que du côté opposé, et ce sillon na une certaine profondeur que vers le sommet du fruit, où l’on remarque un moyen mamelon.
La peau, d'un vert tendre et jaune, quitte aisément la chair; elle se lave du côté du soleil d'un rouge clair peu étendu, sur lequel se dessinent des marbrures de rouge brun; elle est de plus garnie d'un duvet abondant qui se détache par le frotement.
La chair est très fondante, un peu verdâtre du côté de l'ombre, presque blanch du côté du soleil, excepté sous la peau et auprès du noyau où elle est rouge.
L'eau est excellente, bien sucrée, et ressemble assez, ainsi que la chair, à une bonne srosse Mignonne.
Le noyau est gros, très gonflé, profondément rustiqué, terminé par une pointe noirâtre la plus longue que j'ai encore vue dans aucune pêche.
Celle-ci mûrit dans la dernière quinzaine de septembre.
Del'Enprinerte de Langlour., 4 Bouquet sculp
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PÉCHE BOURDINE.
Persiea narhbonensis. Poit. et Turp.
À Quintinye et Merlet appelaient cette Pêche Bourdin, nom que depuis long-temps les jardiniers ont féminisé.
L'arbre qui la porte est grand, vigoureux, se met aisément à fruit, charge beaucoup, souvent trop; alors son fruit reste petit si l'on n’a pas le soin d’en retrancher une partie. On peut le mettre en plein vent; il y donne beaucoup de fruits, petits à la vérité, mais meilleurs qu’en espalier. Parmi ses bourgeons, les uns se lavent de rouge, les autres restent verts quoique exposés également au soleil.
Les feuilles sont d’un beau vert, longues de 6 pouces (15 à 16 centimètres), assez planes, peu ou point plissées contre la nervure principale, (Gs bordées de très petites dents arrondies; elles ont le pétiole canaliculé et muni de glandes globuleuses.
Il est bon de rappeler ici que les feuilles de tous les pêchers ont de très longues stipules qui tombent long-temps avant que les feuilles aient pris tout leur développement.
Les fleurs sont de moyenne grandeur, d’un rouge violet assez foncé, le tube calicinal est campanulé, jaunâtre et mielleux en dedans, lavé de rougeen dehors du côté du soleil, évasé en un limbe à cinq découpures obtuses, concaves, cotonneuses au sommet. Les pétales sont ovales, onguiculés, concaves, les uns entiers et les autres échancrés au sommet; ils entourent un grand nombre d'étamines, dont les filets, souvent plus rouges qu'eux, sont de leur longueur et arqués à la base. Le germe est surmonté d’un style plus long que les étamines, et terminé par un stigmate échancré latéralement.
Le fruit est presque rond , ayant un peu plus de diamètre que de longueur, ordinairement un peu moins gros que la grosse Mignonne, divisé par une gouttière très large, assez profonde, souvent bordée d'une lèvre plus saillante que l’autre. Le côté opposé à la gouttière est aplati ou enfoncé, et la réunion de la rainure avec cet aplatissement forme une espèce d’enfoncement au sommet du fruit. La gouttière est plus profonde et plus large que dans la grosse Mignonne. La queue est placée dans une cavité large et profonde.
La peau, couverte d’un duvet très fin, se colore d’un beau rouge foncé au soleil; elle
quitte aisément la chair.
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Celle-ci sont: blanche, excepté auprès du n quefois ce rouge s ‘étend bien avant dans la chair. ES Celle-ci est vineuse et d’un goût excellent, sans avoir un certain reto diminue quelquefois le mérite de la grosse Mignonne, | Le noyau est de moyenne grosseur, de couleur gris clair; lorsque le É est bien n mür
il reste de grands filamens de chair attachés au noyau.
La maturité de cette bonne Pêche arrive vers la mi-septembre.
« D'un côté, dit Duhamel, tous ses traits de ressemblance avec la Mignonne, e aire, « ses fleurs moyennes et son beau rouge laissent à douter si elle doit être regardée comme
«une pourprée hâtive ou comme une variété de la grosse Mignonne. »
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De £ Imprünertie de Langlorr. Bouquet Se.