‹ Pomologie françaiseChapitre 57 sur 122 · PÉCHE BLONDE · texte numérisé non relu

PÉCHE BLONDE

Persica oblonga. Poit. et Turp.

)<® YANT remarqué cette Pêche pendant plusieurs années sur les marchés

de la capitale, et ne la connaissant dans aucun jardin, je me suis in- \f formé d'où elle provenait, et j'appris qu'elle était cultivée en plein vent = .

— dans quelques communes au-delà de Saint-Germain-en-Laye, notamment à Poissy. Je l’y trouvai en effet, et après l'avoir suivie pendant trois ans, je restai convaincu qu'elle constitue une variété tout-à-fait ignorée des pépimiéristes, et quelle nétait jamais entrée dans l'école du Jardin-des-Plantes ni dans celle du Luxemboure. :

Cultivé dans des endroits abrités, l'arbre s'élève À la hauteur de 8 à ro mètres (25 à 30 pieds), et paraît devoir vivre 25 ou 30 ans, ce qui est fort rare pour des Péchers en plein vent aux environs de Paris.

Les feuilles sont petites, très gaufrées, finement dentelées, d’un vert blond, portées sur des pétioles munis de glandes réniformes et jaunâtres.

Les fleurs sont grandes et rougissent beaucoup.

Le fruit est de moyenne grosseur, allongé, souvent bosselé ou d'une surface inégale, long ordinairement de 54 millimètres (2 pouces), aplati sur les côtés, et ayant la place du sillon quelquefois plus élevée que les lobes.

La peau ne quitte pas la chair; elle est légèrement veloutée, un peu jaune dans l'ombre, et quand le soleil peut l'atteindre, elle se lave et se picote de rouge clair du côté de cet astre.

La chair est blanche, marquée à peine de quelques traits rouges auprès du noyau, très fine, mais sujette à devenir pâteuse. Son eau est sucrée, pas assez vineuse. Le noyau est fort gros, long, profondément rustiqué et muni d'une pointe au sommet.

Cette Pêche mürit au 15 septembre, et quelquefois dès la fin d'août.

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PÊÈCHE POURPRÉE TARDIVE.

Persica bullata. Poit. et Turr.

) E pêcher est robuste, vigoureux, mais ne devient pas très grand. Ses bour-

à geons sont gros, nombreux, fort roux et tuberculeux à la base.

Ses feuilles sont d’un vert foncé, et si crépues dans l'automne qu’elles for- 2 mentalors un caractère très saillant pour reconnaître l'espèce. Le pétiole est gros, court, muni de grosses glandes réniformes.

La fleur est petite, peu colorée, et s'ouvre en cloche.

Le fruit est, selon moi, le plus velouté de toutes les pêches; il est de moyenne grosseur, généralement arrondi, mais souvent plus gonflé d’un côté que de l’autre, haut de 63 millimètres sur autant de diamètre, marqué d’un léger sillon, dépourvu de mamelon au sommet , et ayant le cavité de la queue large et profonde.

La peau est épaisse, quitte bien la chair, devient un peu jaune dans l'ombre, et se lave ordinairement d'un beau rouge foncé du côté du soleil; mais dans les mauvaises années elle se colore à peine; cela n'empêche cependant pas que la chair ne soit très rouge auprès du noyau.

Son eau est relevée et sucrée.

Le noyau est petit, relevé de grosses bosses, il se détache parfaitement de la chair.

Quand cette pêche peut acquérir toutes ses qualités, elle est excellente, et peut-être la

meilleure de la saison, commencement d'octobre,

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