‹ Pomologie françaiseChapitre 6 sur 122 · DES PÉPINIÈRES · texte numérisé non relu

DES PÉPINIÈRES

Une pépinière est un terrain dans lequel on élève des arbres. Il y a des pépinières dans lesquelles \ , \ .,* . , on élève toutes sortes d'arbres , et d’autres dans lesquelles on n’élève que des arbres fruitiers : c'est de ces dernières seulement que nous allons parler.

* Nous parlons ici dans le sens des botanistes systémaliques ; mais aux YEUX du philosophe, si la matière ne se modifiait pas continuellement, si tout wétait pas entrainé vers un but quelconque qui nous est Inconnu, il n’y aurait ni vie ni mouvement dans l'univers.

Il serait bien à désirer que toutes les personnes qui possèdent de grands vergers ou un potager un peu vaste, eussent aussi chez elles une pépinière de remplacement ; elles s’éviteraient par ce moyen bien des dégoüts et bien de la dépense. Des arbres élevés dans le sol même où ils doivent être plantés à demeure , réussissent toujours bien mieux que ceux élevés ailleurs. Et puis , en élevant ses arbres chez soi, on se met à l'abri de mille inconvéniens auxquels on est exposé en les achetant chez les marchands.

Pour peu que.les jardins d’une maison soient vastes, une pépinière de remplacement ne coùterait pas un sou au propriétaire; elle se fondraït dans les travaux du jardinier, et si elle ne faisait pas entrer de l'argent dans la bourse du maitre, du moins elle en empécherait beaucoup d’en sortir. Nous parlons d’après l'expérience, et c’est pour l'intérêt des maîtres et pour l’honneur des jardiniers de maisons que nous allons indiquer sommairement la manière de former une petite pépinière d’arbres fruitiers.

ARTICLE PREMIER. — Du terrain propre à une pépinière.

On peut établir comme principe, qu’une bonne terre franche, bien divisible et plus sèche qu'humide , est la meïlleure pour une pépinière. Lors donc qu’on voudra en former une sur une propriété , il faudra préférer l’endroit qui ressemblera le plus à cette terre. Pendant l'été, il faudra le défoncer à 65 centimètres de profondeur, en retirer les pierres, ety mettre, s’il est nécessaire, les engrais convenables à la nature du terrain , c’est-à-dire y mettre beaucoup de fumier de vache et de la terre franche s’il est trop sec ou trop léger, et du fumier de cheval et du sable s’il est trop froid ou trop compacte. Nous savons cependant que Dumahel et quelques autres écrivains ne veulent pas qu'on mette de fumier dans les pépinières , mais le moyen de se procurer les terres que que ces auteurs indiquent? Tousles pépiniéristes mettent force fumier dans le fond et sur le revers de la tranchée en défonçant leur terrain, et il est certain qu'’ilen résulte plus de bien que d’inconvénients le fumiern’est plus fumier quand les racines des arbres arrivent jusqu’à lui. Le terrain ainsi défoncé, on le laisse se rasseoir jusqu'au printemps suivant ; alors on le laboure légèrement, et on l’égalise bien avant que de procéder à la plantation.

d ARTICLE UE. — Du semis.

Dans une pépinière de remplacement, on doit semer des amandes, des noyaux d’abricot, de péche, de prune, de cerise, et des pepins de poire et de pomme. Les amandes et les noyaux germent rarement la même année, quand on les sème en mars et avril; il faut les mettre en terre l'automne ou au commencement de l’hiver, pour qu’elles germent et poussent au printemps suivant; si on les semait en place dès l'automne, il en périrait beaucoup pendant l'hiver, par l’intempérie de la saison , et les animaux en détruiraient une grande partie. On a donc imaginé de les faire germer dans un endroit particulier, à l'abri de ces inconvéniens, et de les mettre ensuite en place tout germés en avril, quand on n’a plus rien à craindre. Pour faire germer des amandes et des noyaux, on a un ou plusieurs baquets ou paniers profonds de 28 à 30 centimètres et larges à volonté; on met dans le fond du baquet un lit de terre sablonneuse, épais de 5 centimètres; on étend sur ce lit de terre un lit d’amandes, qu’on recouvre d’un petit lit de terre, sur lequel on met encore un lit d’amandes, et ainsi de suite jusqu’à ce que le baquet soit plein: on appelle cette opération stratification. Quand elle est faite, on place le baquet dans une cave, dans un cellier, ou au pied d’un mur au midi, où on l’enterre aux trois quarts, et où on l’abrite des fortes gelées avec un peu de litière. Si la terre devient trop sèche, et que la germination n’aille pas assez vite, on mouille convenablement. Vers la mi-avril, les noyaux doivent tous être germés; alors on les ôte avec précaution, on les met dans des paniers et on les porte en place dans la pépinière, En mettant ces jeunes plantes en terre; on leur pince l’extrémité de la racine, afin qu’elle se ramifie et ne forme pas de pivot (chose qu’il faudrait bien se garder de faire si on plantait à demeure). On les aligne au cordeau, en échiquier, à 80 centimètres ou 1 mètre l’une de l’autre. La terre ayant été bien ameublée d'avance, on fait des trous avec la

main ou avec une petite houe, et on met dedans un seul noyau enraciné, que l’on presse par les côtés avec de la terre bien meuble, et que l’on recouvre avec 2 centimètres de cette même terre, en l’affaissant légèrement. Les tiges ne tardent pas ensuite à paraitre, et dès la fin d’août suivant, la plupart sont en état d’être greffées en écusson à œil dormant, pour former des arbres nains. On préfère les amandes douces à coque dure, pour faire des sujets propres à recevoir les diverses sortes de pêchers : les noyaux de mérises rouges valent mieux que ceux de mérises noires pour recevoir les cerisiers, et parmi les pruniers, l’usage est de semer seulement des saïnt-juliens et des petits-damas, pour recevoir les autres espèces de pruniers, ainsi que les abricotiers et les pêchers. Cependant nous ferons observer qu’il serait plus avantageux de greffer les bons abricots sur abricotier franc, et les bonnes pêches sur pêcher franc.

Quant aux pepins de poires et de pommes, comme ils lèvent promptement, on les sème assez ordinairement en rigole, en mars, avec leur marc: l'automne ou le printemps suivant, une partie du plant est déjà assez fort pour être levé et repiqué en pépinière, à la distance que nous venons d'indiquer pour les amandiers ; on laisse le restant du plant en place pour qu'il se fortifie, et s'il n’est pas jugé capable d’être mis en pépinière au bout de deux ans, il faut le rejeter, comme de mauvaise venue.

ARTICLE UE — Des mères.

On appelle mère, un arbre coupé près de terre, afin qu’il pousse de son collet un grand nombre de scions, que l’on butte ou que l’on couche chaque année, pour leur faire prendre racine. Butter, c'est mettre de la terre au pied de ces scions jusqu’à la hauteur de 5 à 30 centimétres. Coucher, c’est faire une petite rigole au bas de ces scions, les incliner en arc dans cette rigole, le plus près possible de leur pied, couvrir de terre la partie arquée, et remettre la partie supérieure autant que possible dans la direction verticale. On a des mères de figuier, de vigne, de groseiller, de coignassier, de pommier doucin et de pommier paradis. Ces trois dernières sont faites pour fournir des sujets qui poussent moins fort et deviennent moins grands que ceux provenus de graines et appelés francs. Le coïgnassier est destiné à recevoir la greffe des poiriers qui ne se mettent pas aisément à fruit sur franc, ou que l’on désire tenir bas; le doucin et le paradis, sont pour recevoir celle des pommiers qui ne sont pas destinés au plein vent. Le paradis ne fait même que des arbres absolument nains, dont l'existence se prolonge rarement au-delà de vingt ans. A chaque printemps, on lève les scions enracinés, qui alors prennent le nom de plant, et on les plante en rang dans la pépinière, pour y êtregreffés dans la seconde année.

Les marcottes et les boutures ont bien quelque rapport avec les mères; mais comme elles ne sont pas usitées dans la multiplication des arbres fruitiers proprement dits, elles ne doivent pas trouver de place ici. |

ARTICLE IV. — Des soins qu'exige le plant jusqu'au moment où il doit être grel.

Nous avons supposé que le jardinier était intelligent et qu’il n'avait pas besoin de nos conseils dans-les menus détails de la plantation , et qu’il l’a faite avec soin. Maintenant nous dirons qu’aussitôt qu’elle est terminée, il faut avoir du vieux fumier brisé et bien court, pour en couvrir tout le terrain planté de l'épaisseur de 2 où 3 centimètres. Ce fumier empêche Fherbe de croître, tient la terre fraîche, l'engraisse même s'il survient des pluies, et produit un bien considérable au plant. Cette opération s'appelle pailler ; elle a passé de chez les maraîchers chez les fleuristes de Paris et dans les petites pépinières ; elle serait dispendieuse dans les grandes, mais ses résultats sont si avantageux, qu’il y aurait toujours du profit à l'y introduire : elle évite au moins deux binages qu’il faudrait faire dansile courant de l'été, et elle conserve à la terre une fraîcheur extrêmement salutaire aux jeunes arbres.

11 faut visiter souvent son plan en avril et mai , le nettoyer du bois mort, s'ilyena, le rabattre sur le bourgeon qui se développe le mieux , qui se trouve le mieux placé, et supprimer les autres; en juin , on mettra des tuteurs pour redresser ceux qui se dirigent mal et pour maintenir ceux qui

filent bien. Cependant les amandiers destinés àêtre greffés en pêchers à œil dormant au mois d’août suivant, n'ont pas ordinairement besoin de tuteurs. De tous les sujets d'une pépinière , les uns sont destinés à être greffés près de terre , et les autres à la hauteur de 1”, 1*-30, 1.60 et 27. Les premiers peuvent recevoir la greffe à leur première ou deuxième année, tandis qu’il faut trois , quatre et cinq ans aux autres pour former leur tige. On doit attacher la jeune tige de ces derniers à un échalas dès la première année, et se garder de supprimer aucune branche latérale avant la troisième année: on se contentera jusque-là de les raccourcir de temps en temps; mais à la quatrièmne et cinquième pousse, on supprimera entièrement les plus grosses de ces branches latérales , et ainsi de suite jusqu’à ce que la tige soit tout-à-fait nue. Les branches latérales contribuent à faire grossir la tige; si on les supprimait trop tôt , elle resterait faible , et ne pourrait supporter le pied de sa tête quand elle aura été greffée pour former un plein vent.

ARTICLE V. — Qualités que doivent avoir les sujets.

Les sujets , dit Duhamel , doivent être sains , vigoureux , d’une écorce vive , claire, unie et sans cicatrice dans l’endroit où l’on applique la greffe : on ne peut espérer de satisfaction d’un arbre greffé sur des sujets faibles , languissans, chancreux , rahougris , etc. Ils doivent encore être analogues aux greffes ; car l'union de la greffe avec le sujet est d’autant plus facile et plus ferme , qu'il ya entre eux plus de rapports pour la quantité, les qualités etle temps de la sève. Un poirier très vigoureux , comme l’ambrette , réussira mal sur le coïgnassier à petite feuille ; et même médiocrement sur le coignassier de Portugal, qui, quoiqu'il ait une sève beaucoup plus abondante, n’en a pas encore assez pour ce poirier, qui ne réussit bien que sur franc. La greffe du cerisier ne se collera pas solidement sur un mérisier sauvage à petit fruit noir, dont la sève, apparemment trop âcre, est presque insociable. Un prunier ne s’accommodera pas de l’amandier , qui est en pleine fleur lorsqu’à peine la sève des pruniers commence à se mettre en mouvement. En décrivant chaque arbre fruitier, nous marquerons sur quel sujet il faut le greffer.

Pendant l’automne, il faut élaguer les sujets de toutes branches au-dessous de l'endroit où lun doit placer les greffes au printemps suivant ; ce retranchement se fait au printemps sur ceux qui ne doivent être greffés qu'au déclin de la seconde sève.

On choisit, pour placer la greffe, un endroitdu sujet qui soit uni, sans nœuds , sans cicatrice.

On appelle greffe sur franc , celle qui se fait sur un sujet de même famille et de même nom, quoique sauvage. Ainsi, on dit d’un poirier greffé sur un sauvageon pris dans les bois ou élevé de pepin ; d’un figuier greffé sur un autre figuier, d’un cerisier greffé sur un autre cerisier, etc., qu’ils sont greffés sur franc. Lorsque le sujet est de nom différent , quand même il serait de la même famille, on le désigne par son nom; ainsi , on ditun pêcher greffé sur amandier, un abricotier greffé sur prunier, un albergier greffé sur abricotier, un pommier greffé sur doucin , un cerisier greffé sur mérisier , etc.

ARTICLE VI. — Qualités que doivent avoir les grefes.

11 faut prendre les greffes sur des arbres formés, ni trop jeunes ni trop vieux, en plein rapport, sains, et dont l'espèce soit bien franche et vraie. Cette dernière qualité mérite attention , surtout pour les arbres qu’on multiplie quelquefois de semences, procédé qui fait ordinairement varier et presque toujours dégénérer l’espèce. Il y a une grande différence entre une véritable pêche mignonne, une véritable prune de reine-claude , et leurs variétés. Les descriptions que nous donnerons de chaque arbre mettront en état de faire cette distinction. Et comme le bois et les feuilles de la plupart des arbres fruitiers n’ont pas de caractères suffisans pour distinguer l’espèce de ses variétés , ni souvent même l'espèce de l'espèce , il faut, pendant la saison de chaque fruit , reconnaître et marquer les arbres dont on doit tirer des greffes.

Les rameaux destinés à faire des greffes en fente et en couronne , se prennent parmi ceux de la pousse du dernier printemps; ils doivent être droits, sains d’une belle écorce, garnis de beaux

yeux peu éloignés les uns des autres, et d’une moyenne vigueur (les branches chiffonnes et les gourmandes n’étant propres pour aucune greffe d’arbres fruitiers). Il faut les cueillir avant le premier mouvement de la sève du printemps, c’est-à-dire en janvier, février, ou plus tôt; les enterrer par le gros bout, à 5 ou 8 centimètres de profondeur, dans un lieu exposé au nord et à l'abri du soleil, afin qu’ils ne soient pas en sève dans le temps où ils doivent être employés, et les couvrir pendant les fortes gelées, surtout ceux d’arbres à fruit à noyau.

Les écussons se prennent sur des bourgeons de la dernière sève, bien conditionnés, bien garnis de bons yeux et d’une force moyenne. On devra éviter d’en prendre sur des branches chiffonnes, parce qu’ils ne formeraient pas de beaux arbres; on n’en prendrait pas non plus sur les branches gourmandes, parce que les arbres qui en proviendraient se mettraient tard à fruits.

On choisit, pour faire les écussons, les yeux les plus gros et les mieux formés vers le milieu du bourgeon. Quant au pêcher, on préférera les yeux doubles ou triples aux yeux simples, les premiers étant censés devoir produire des arbres plus prompts à se mettre à fruits.

Lorsque ces bourgeons sont coupés, ou même avant que de les couper, il faut en retrancher l’extrémité tendre et toutes les feuilles, en ne ménageant que les queues, parce que, ces parties transpirant beaucoup, les bourgeons auraient bientôt perdu leur sève si on les leur conservait. Il faut de plus les envelopper de mousse humide, d'herbe fraiche, ou d’un linge mouillé, ou en tenir le gros bout dans de l’eau. Lorsqu'on est obligé de les transporter loin, ou de les conserver quelques jours, on les pique par le gros bout dans un concombre cu autre fruit, et on enveloppe le tout de mousse humide.

Lorsqu'on cueille les greffes, soit pour la fente, soit pour l’écusson, il faut lier ensemble les rameaux des mêmes espèces ou des mêmes variétés, y mettre des étiquettes, des ligatures de différentes couleurs, ou d’autres marques qui les puissent faire reconnaitre.

11 faut aussi greffer de suite et numéroter les mêmes espèces ou les mêmes variétés, et tenir un registre où catalogue relatif aux marques ou numéros de la pépinière.

Sans ces attentions et toutes celles que nous avons indiquées ci-devant, on court risque de se méprendre dans le choix des espèces, de n’avoir que du déplaisir en cultivant des arbres lents à se mettre à fruit, ou qui n’en produisent que de dégénérés et de médiocre qualité; d’accuser le terrain, le sujet, la culture, l’intempérie des saisons, etc., d’une faute qui ne doit être attribuée qu’à la négligence du greffeur.

ARTICLE VIE. — Des différentes sortes de grefles et des moyens de les faire.

L'art de la greffe étant une imitation de la nature, il n’est pas étonnant que son origine se perde dans la plus haute antiquité, et que le nom de celui qui le premier l'a mis en pratique, ne soit pas - arrivé jusqu’à nous. On a donné le nom de greffe par approche à celle dont la nature nous offre elle-même le modèle. Cette greffe se rencontre assez souvent dans les bois, quand deux jeunes troncs ou deux branches se trouvent fortement pressées l’une contre l’autre dans quelques-unes de leurs parties, dont l'écorce a été détruite par la pression où déchirée par le frottement. L'observation a appris que dans cette opération ce n'étaient pas les’anciens bois ni les anciennes écorces qui s’unissaient, mais que c’étaient seulement les productions actuelles qui ont lieu entre le bois et l'écorce; d’où l’on a établi la théorie aussi simple que générale, que, dans toutes les greffes possibles, il faut mettre en contact, ou faire coïncider ensemble au moins par un point, la surface du bois du sujet avec la surface du bois de la greffe ou la surface interne de son liber. Cette coincidence est de rigueur; mais elle ne suffit pas encore au succès de l'opération : il faut aussi qu’il y ait entre le sujet et la greffe une analogie de nature ou de parenté. Ce serait en vain qu'on grefferait une vigne sur un pommier, un lilas sur un saule; ces arbres n’ont aucune analogie dans leur sève, et ne peuvent se nourrir l’un l’autre. Le poirier et le pommier ne réussissent même que peu ou point, greffés l’un sur l’autre. Aussi, les expériences faites dernièrement par M. Thouin, pour constater la possibilité de certaines greffes hétérogènes indiquées par les anciens, comme celle de l'olivier sur le figuier, ont-elles été sans succès.

On pratiquait depuis un temps immémorial les greffes en fente, en couronne, en flûte et en écusson, avec trés peu de modifications; mais depuis le milieu du dix-huitième siècle jusqu’aujourd’hui, la culture des plantes étrangères s’est tellement perfectionnée, et l’on a imaginé tant de moyens pour les multiplier, que Thouin décrit plus de cent sortes ou variétés de greffes dans le Nouveau cours complet d'agriculture. Ce nombre considérable de greffes ayant nécessité une nouvelle méthode dans leur disposition et une réforme dans leur nomenclature, Thouin les divise en trois sections, dont la première comprend les greffes par approche, la seconde les greffes par scions, et la troisième les greffes par gemme. Nous ne suivrons pas le savant professeur dans les divisions et les détails de ces trois sections principales, parce que la plus grande partie de ces greffes sont étrangères à notre sujet, et que nous devons nous borner à celles dont l'utilité est démontrée par la pratique; il nous suffira pour cela d’en rapporter quelques-unes de chaque série.

Page 1