PÊCHE GROSSE VIOLETTE HATIVE
Persica prisea. Poit. et Turp.
Ses bourgeons sont longs et ne rougissent que médiocrement du côté du
soleil.
: Ses feuilles sont grandes, longues de 160 à 200 millim. (6 à 8 pouces) et larges de 41 à 45 millimètres (18 à 20 lignes), d'un vert foncé, les unes planes, les autres un peu plissées contre la nervure moyenne, toutes plus ou moins arquées en arrière, bordées de petites dents qui se terminent en glandes brunes; les deux premières dents ont chacune une glande réniforme qui devient brune au temps de la maturité des fruits, et dans ce même temps les feuilles prennent quelquefois une teinte blanchâtre, comme argentée, qui semble être causée par le ralentissement ou la cessation de la végétation dans les parties centrales de l'arbre, car les feuilles de l'extrémité des rameaux ne prennent pas cette couleur, que l’on remarque aussi sur quelques autres espèces.
Les fleurs sont très petites et moins colorées que celles de moyenne grandeur; elles s'ouvrent en soucoupe, et leurs pétales sont arrondis, concaves, onguiculés, plus colorés sur les bords qu'ailleurs. Les étamines sont rapprochées, plus longues que les pétales et plus courtes que le style après l'émission du pollen.
Le fruit n’est gros que relativement à la petite Violette hâtive; car dans le fait il n'est que de moyenne grosseur, arrondi, rarement régulier, marqué d’un côté par un ‘sillon quelquefois profond comme dans le dessin ci-joint, quelquefois à peine sensible si ce n'est au sommet pour arriver à un petit enfoncement qui existe toujours; le côté opposé au sillon est constamment aplati, et c'est ce qui ôte la rondeur à ce fruit, quand d'ailleurs il n’a pas d’élévation irrégulière vers le sommet.
La peau ne quitte pas la chair, et son épaisseur est plus grande vers la base du fruit qu'au sommet; elle est d'ailleurs lisse, glabre, d'un vert un peu jaunâtre dans l'ombre, et en se marbrant peu-à-peu du côté du soleil, elle devient d'un violet très foncé de ce
côté.
La chair est blanche, avec un petit œil jaunâtre, fondante, fouettée de rouge auprès du noyau qu'elle quitte aisément. ÿ
L'eau est abondante et vineuse.
Le noyau varie assez en grosseur; il est allongé, plus épais vers le sommet qu'à la base, profondément rustiqué, terminé par une pointe courte. Son amande est petite, aplatie, à peine amère. |
On cueille ce fruit depuis le 1°” jusqu'au 25 septembre. On doit le laisser bien mürir,
même se faner sur l'arbre. Il n’est pas constamment très bon. Duhamel observe que les
plus gros sont les meilleurs.
Bocourt seule
Hiprinerte de Langlers.
De l'y
Poiteas Pie