‹ Pomologie françaiseChapitre 81 sur 122 · Noyau isolé · texte numérisé non relu

Noyau isolé

8. Le même, ouvert dans sa longueur, montrant la graine dans sa position naturelle.

9. Embryon nu, montrant la radicule à la base et les deux cotylédons.

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PRUNIER MYROBOLAN.

Prunus myrobolanus. Poit. et Turp.

Lo long-temps en Europe, qui fleurit abondamment avant nos pruniers

indigènes (mais après le Prunier la Galissonnière), et qui rapporte or-

2 dinairement peu de fruits.

Il est d'une petite taille, tortueux, diffus, très rameux, quand on le soumet à la taille, mais livré à lui-même, il devient assez grand et étale ses branches au loin.

Ses bourgeons sont les uns très gros, les autres menus et chiffonnés, tous glabres; les premiers sont d'un gris roux et les autres d’un violet obscur; ils ont les yeux très petits, bien gonflés, assez nombreux, de couleur fauve, exactement comme ceux de l’Abricotier noir, Prunus dasycarpa.

Les feuilles sont petites, ovales, oblongues, acuminées, planes, d’un beau vert luisant en dessus, bordées de dents inégales, arrondies et nombreuses. Le pétiole est canaliculé, cilié sur le bord du canal, et muni d’une ou deux glandes au sommet. Les stipules dentées et le poil de la base du dos des feuilles disparaissent dans l’âge adulte.

Les fleurs sont très nombreuses et paraissent huit ou quinze jours avant celles de nos Pruniers indigènes. Les pétales, quelquefois au nombre de six, sept ou huit, selon Duhamel, sont ovales arrondis, d'un blanc pur qui tranche sur la teinte violette de l’orifice du calice.

Le fruit, constamment cordiforme, a de 34 à 36 millim. (14 à 15 lignes) de diamètre, sur 38 à 40 millim. (16 à 17 lignes) de hauteur, muni d'un sillon plus remarquable par la densité de sa couleur que par sa profondeur.

La peau, assez épaisse et transparente, est marquée de plusieurs points gris ou blancs; elle passe d’abord du vert au jaune pâle, ensuite elle se lave de rouge qui augmente avec la maturité jusqu'à devenir couleur de cerise : cette couleur augmente même si rapidement, qu'un fruit, à pee cueilli, était devenu d’un beau rouge après avoir resté seulement trois heures sur ma table.

La chair est molle et fondante; elle adhère au noyau de toutes parts.

L'eau est abondante, d’abord aigre, ensuite fade.

Le noyau est long, terminé en pointe aiguë au sommet, ayant sur chaque côté vers sa base une ou deux côtes élevées presque tranchantes.

Cette Prune mûrit vers la mi-juillet, en même temps ou plustôt que la Jaune hätive : elle n'est pas excellente, mais elle n’est pasnon plus aussi mauvaise que semble le dire Duhamel qui, d’ailleurs, place à tort sa maturité à la mi-août. On a main-

tenant dans les pépinières des Myrobolans de toutes les couleurs.

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De: Umprimerte de Langlois.

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