PRUNE DAMAS DE PROVENCE
Prunus provineialis. Poit, et Turp.
= E Prunier d'une force médiocre, assez irrégulier, diffus, ne se prête | les jardins.
Ses bourgeons sont d'un vert jaunâtre du côté de l'ombre, lavés de rouge violet du côté du soleil, légèrement pubescens dans la partie supérieure, finement tiquetés de points allongés et jaunâtres; les supports sont très saillans; ceux des branches à fruit proprement dites, et ceux de la base des bourgeons, supportent ordinairement chacun trois boutons à fruit, tandis que ceux du milieu et de la partie supérieure des bourgeons portent le plus souvent un bouton à bois velu et cendré entre deux boutons à fruit.
Les feuilles sont généralement petites, convexes, d'un beau vert luisant en dessus, pâles en dessous, peu réticulées, les unes ovales, les autres elliptiques ou presque lancéolées, enfin d’autres presque cunéiformes, toutes également ou inégalement dentées.
Le pétiole est pubescent, muni de petites glandes cupulées, rougeûtres au centre.
Les fleurs sont nombreuses, quoiqu'il n’en naisse qu'une ou deux de chaque bouton; elles sont larges de 27 millim. (1 pouce), portées sur de gros pédoncules pubescens.
Le fruit est arrondi, haut de 40 à 48 millim. (18 à 22 lignes) sur un peu moins en diamètre, muni d'un profond sillon qui sétend de la base au sommet où l’on trouve ordinairement un petit mamelon dans un enfoncement.
La peau, d'un violet rouge, est recouverte d’une poudre abondante, azurée, qui en dérobe la véritable couleur.
La chair est d’un vert jaunâtre, un peu revêche, et ne répond pas tout-à-fait à la beauté de la peau. |
Son eau est sucrée.
Le noyau est comprimé, arrondi au sommet, adhérent à la chair dans quelques endroits.
Cette Prune estune des plus hâtives; elle mürit au commencement de juillet, c’est-àdire près d’un mois avant la Royale de Tours. Sa beauté et sa précocité lui désignent
une place distinguée dans les jardins; mais sa qualité ne la place qu’au troisième rang.
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