PRUNE PERDRIGON NORMAND
Prunus neustriensis. Poit. et Turn.
VANT et apres La ns le mot Perdrigon rappelait toujours l’idée
d’une excellente prune. Les Perdrigons étaient et sont encore des prunes
très estimées, et il ne s’en trouve que de parfaites. Par quelle fatalité en est-
on donc venu à profaner ce nom, en l’appliquant aussi à une prune qui n'a aucun mérite, si même elle n’est pas détestable ? Grâce à Calvel, qui a sanctionné ce travers dans son ‘l'raité des pépinières, on pourra désormais donner sous le nom de Perdrigon la plus mauvaise comme la meilleure des prunes, selon l’impéritie ou l'intérêt du marchand, sans que nous puissions rien dire.
Le Perdrigon normand heureusement est là pour soutenir l'honneur de son nom : c'est un pur sang, Qui saura faire justice des bâtards que le défaut de goût a voulu introduire dans sa famille. C’est un grand arbre, très vigoureux , qui étend ses rameaux horizontalement ; il a les bourgeons parfaitement glabres, non géniculés, d’un rouge violet obscur du côté du soleil.
Les feuilles sont grandes, ovales, planes, d’un vert foncé et luisant en dessus, peu gauffrées, un peu velues en dessous, terminées en pointe quelquefois longue, quelquefois courte. Le pétiole est long de 3 centimètres, un peu tors, canaliculé, souvent violet, cilié sur les bords de son canal, muni de deux petites glandes brunes ou violettes, opposées ou alternes.
Les fleurs naissent le plus souvent deux à deux, portées sur des pédoncules glabres, assez gros et longs de 14 à 16 millimètres; les pétales sont ovales-arrondis, concaves, mais la nervure médiane se trouve élevée et les côtés rabattus, de sorte qu’il y a un sillon creux en dessous.
Le fruit est beau, ovale ou allongé du côté de la queue, haut de 34 à 40 millimètres snr autant de diamètre; le sillon est peu marqué, et la queue, longue de 3 centimètres, verte et tiquetée, est insérée dans un petit trou au milieu d’un aplatissement.
La peau est d’un rouge jaunâtre dans l'ombre, d’un violet obscur au soleil, ou dans le plus grand état de maturité, tiquetée partout ou comme sablée de points jaunâtres, plus gros et plus apparens dans les parties les moins colorées ou du côté de l'ombre, le tout recouvert d'une fleur azurée qui ne cache cependant qu'une partie des points dont je viens de parler. On remarque en outre sur cette fleur beaucoup d’autres petits points bruns et de petites lignes qui paraissent les #eatus de la transsudation.
La chair est jaune, ferme et croquante.
“Ge, excellente prune, pu encore que | la Fo mürit bre les derniers jours
d'août, ou dans les premiers jours de septembre, quinze jets après la royale. Son arbre a
Je défaut de n'être pas très fertile. VAE ANNE RE A VA UE EE SEE
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