SCÈNE PREMIÈRE
BÉROÉ.
Ah! n'est-ce pasassez qu'on aime et qu'on soupire,
Pendant le cours do sa jeune saison!
Pourquoi faut-il, Amour, étendre ton empire jus- [que sur notre âge grison!
Malgré tous mes efforts, malgré toulej mes
[feintes, Je sens vivre tes feux, sous mes cendres éteintes, D'une cruelle ardeur je me vois consumer, Que la glace des ans ne fait que rallumer : J'aime un Dieu... Le voici, tâchons de le sur-
[prendre; Il rùve à ses amours, cachons-nous pour len-
[tendre.