SCENE SECONDE
VERTUMNE, BÉROÉ cachée.
VERTUMNE
O doux zéphirs Vous enflammez la terro Par vos soupirs, Et de vos pleurs On voit dans ce parterre,
Naître des fleurs.
Ilélas ! ainsi que vous, Je suis tendre et fidèle.
Discret et doux ; Et mes douleurs Ne touchent point la belle Pour qui je meurs. Mais pourquoi tant gémir! poursuis ton entre-
[prise.
Lâche, c'est trop te plaindre, et soupirer en vain, Use de ton pouvoir divin.
Joins à l'amour, la ruse et la surprise, Il faut l'attendre ici ; dans ce bocage vert Elle cherche souvent le frais et le couvert.