Emathiis quod solura defuit armis
Exhibet [PtolemaeusJ. (IX, 1017-18) 764-68. ...Os in murmura puisant
Singultus animas... (VIII, - Ir tam que Diis faciem. (VIII, • '• 169-75. Non primo Caesar damnavit munera vultu...
. . . Vultus, duin crederet, bsesit. (IX, 1035-1036.] Aufer ab adspectu nostro funesta, satelles, Régis dona tui. (IX, 1064-1065. |
Chatoùilloit* malgré luy son ame avec surprise,
Et de cette douceur son esprit combatu
Avec un peu d'effort rasseuroit sa vertu. 7S0
S'il aime sa grandeur, il hait la perfidie,
11 se juge en autruy2. se taste, s'étudie,
Examine en secret sa joye et ses douleurs3,
Les balance, choisit, laisse couler des pleurs,
Et, forçant sa vertu d'estre encor la maîtresse, 785
Se montre généreux par un trait de foiblesse*.
En suite il t'ait oster ce présent de ses yeux,
Lève les mains ensemble et les regards aux Cieux,
Lasche deux ou trois mots contre cette insolence,
Puis, tout triste et pensif, il s'obstine au silence. 790
Et mesme à ses Romains ne daigne repartir3
One d'un regard farouche et d'un profond soupir.
Enfin, ayant pris terre avec trente Cohortes,
Il se saisit du Port, il se saisit des portes,
Met des Gardes par tout, et des ordres secrets6, 795
Eait voir sa défiance ainsi que ses regrets,
Parle d'Egypte7 en maistre, et de son adversaire
Non plus comme ennemy, mais comme son beau -père8.
Voilà ce que j'ay veu.
1. Chatouiller au figuré est une métaphore employée par Malherbe et Balzac, et que Racine et Corneille ont fixée dans le style soutenu. On connaît les beaux vers de l'ipbigènie :
Ce nom de roi de^ rois et de chef de la Grèce ChatouiUov nt de mon cœur l'orgueil. euse faiblesse, (1, 1).
2. Il se juge en autruy ; c'est-à-dire juge sa conduite et ses sentiments en les comparant à ceux d'autrui.