‹ PompéeChapitre 23 sur 203 · XXIV NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

XXIV NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE

du parti vaincu ne fît pas de compromis. C'en était fait de l'aristo • cratie : mais les aristocrates ne pouvaient être convertis à la monarchie.... Dans quelque abîme de dégénération que fût tombée l'aristoci atie, elle avait été autrefois un grand système politique; le feu sacré qui avait fait la conquête de l'Italie et ladéfaited'Hannibal continua à briller, quoique un peu obscurci, dans la noblesse romaine, tant qu'elle exista, et rendit impossible une entente cordiale entre les hommes de l'ancien régime et le nouveau monarque.... Dans la majorité de la vraie aristocratie, la passion fut plus puissante que la réflexion ; il s'y joignait sans doute l'illusion de succès encore possibles et les appréhensions d'une vengeance sanglante du vainqueur. » C'est là que Corneille, à une époque où la critique n'était pas née, montra «cette singulière intuition qui supplée à la science et la crée véritablement *. »

Ces qualités originales, des beautés de premier ordre, l'admirable conception du caractère de Cornélie, doivent nous rendre indulgents pour d'incontestables défauts; si Pompée ne peut être mis sur la même ligne que les chefs-d'œuvre dont il est contemporain, Le Gid, Horace, Cinna, Polyeucte, il inaugure cette seconde série de chefs-d'œuvre moins parfaits, mais encore marqués du génie de Corneille, parmi lesquels on comnte Rodogune, Héraclius, Nicomède, Sertorius et Don Sanche d'Aragon.

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